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Grease le musical (jusqu'au 8 juillet 2018)

le  28/09/2017   au théâtre Mogador, 23 rue Mogador 75009 Paris (du mardi au dimanche à 20h – à partir du 08/01, les séances du mardi ne seront plus disponibles à la vente)

Mise en scène de Martin Michel avec avec une troupe de 24 comédiens, chanteurs et danseurs écrit par Jim Jacobs et Warren Casey




Il n’est assurément pas présomptueux de dire que le musical de Grease va être un succès énorme, tant les moyens, mis en œuvre pour que ça le soit, sont conséquents, exemplaires et donc annonciateurs d’une triomphe assuré ! D’abord, les sacrés « tubes » qui nous trottent toujours et encore dans la tête depuis bien longtemps et qui font pour beaucoup ou, si vous préférez, déjà une très grosse partie du travail, d’autant qu’un petit orchestre de musiciens doués, situé en haut de la scène, joue en live l’ensemble des hits et chansons d’antan qui, pour la plupart, ont bercé notre jeunesse.
Ensuite, le script qui a fait chavirer tant de filles et rêver autant de garçons au cinéma, scénario universel autour d’une histoire d’amour typée bleuette romantique entre 2 adolescents d’un lycée américain dans les années 50 sur fond de danse, de peine de cœur, de frime, de rivalité, de réputation et de voiture. Rien n’a été oublié, ni les hauts et les bas bien rythmés de ce couple passant de la vie d'ado à celle d'adulte, qui essaye de faire bonne figure face aux autres curieux, les copains & copines, ni le bal de fin d’année qui réunie tout le monde dans une chorégraphie assez frénétique, et encore moins la présence d’accessoires qui nous rappellent un temps où l’insouciance ambiante – et une certaine naïveté - étaient rois !
Puis, les comédiens, chanteurs et danseurs qui assurent comme des bêtes, pardon, comme ce n’est pas permis grâce à leurs dons « innés » pour jouer la comédie avec enthousiasme, se déhancher avec aisance et faire leurs vocalises sans qu’il n’y ait à redire sur leur look rétro (quels costumes et quelles coiffures, ces blousons, ces robes Vichy et ces « bananes » !), leur silhouette élancée (quel casting, cette troupe pleine d’entrain de plus d’une vingtaine de « personnages » dont les héros ressemblent étrangement au couple formé par John Travolta et Olivia Newton-John qui les avait immortalisé à l’écran !), leurs gags enfantins, voire juvéniles limite puériles par moment mais tellement de leur âge (quelle époque tout de même ces fifies !), sans oublier leur vocabulaire « bon-enfant » et leurs réparties enjouées qui dénotent un peu – beaucoup - aujourd’hui.
Et enfin, les décors très colorés d’un réalisme flagrant, aussi saisissants qu’imposants, d’une très grande variété et parfaitement mis en scène sur les planches du théâtre Mogador « relifté » après leur incendie survenu fin 2016. Bref, un spectacle nostalgique étourdissant qui respecte non seulement nos souvenirs mais aussi qui nous en met plein la vue en cadence, sans accroc ni temps mort, rodé comme un bolide, festif à souhait, entrainant au possible et euphorisant à plus d’un titre, pardon, d’un « tube »...

C.LB

-Media Day de Grease au théâtre Mogador à Paris présenté par Olivier Lazarini, directeur commercial et marketing chez Stage Entertainment France le 29/09 :

-3 extraits interprétés sur scène par l’ensemble de la troupe de Grease :
*1er tableau – « Grease in the world » : chanson générique du film Grease qui ne figurait pas dans la comédie musicale originale, écrite par les Bee Gees.
*2ème tableau – « Je ne peux me passer de nous » : ballade des cœurs brisés, notamment celui de Sandy, qui ne faisait pas partie de la comédie musicale, et toute 1ère scène écrite par les 2 auteurs/créateurs de Grease, Jim Jacobs et Warren Casey.
*3ème tableau – « Shakin’ » : chanson issue de la comédie musicale originale, elle est une évocation de ce que ressentait les ados à l’époque, les années 50, et ouvre l’acte 2, introduisant le bal de fin d’année avec l’ensemble du « cast » sur fond de rivalités au Rydell School.

-Interviews des protagonistes :
*Alexandre Patrouni (Eugène) : « Tout se passe très bien : je m’amuse beaucoup et, même si c’est un spectacle très différent du monde du cirque dont je viens, je m’éclate. Et ça marche, d’autant que j’ai un rôle en or tour à tour à créer et à développer, celui de binoclard un peu gauche, prestation moitié écrite et moitié improvisée. De plus, l’ambiance est top et l’équipe est géniale : il y a un truc familial entre nous qui se créé et je pense que le public réagit très bien face à cela. C’est notre plus, notre récompense, notre beau cadeau. On défend un spectacle magique ».

*Céline Groussard (Miss Lynch) : « Mon personnage est à la recherche d’une indéniable autorité. Avec Eugène, nous sommes les comiques de service pas loin de trublions. On reçoit plein d’amour de la part des spectateurs : je ne m’imaginais pas que c’était aussi grand et aussi fort, à l’égal d’une grande puissance émotionnelle. A la fin de la première, j’étais émue ».

*Véronique Bandeler (metteur en scène associée) : « Je crois qu’on a passé une année particulière à faire renaître le théâtre Mogador après un incendie survenu fin décembre 2016 dans ses locaux. On a voulu faire quelque chose de festif et de rétro avec une touche à la fois vintage et moderne, un « vinyle » des années 50 qui explose de joie et de couleur. On a eu un casting assez facile qui a duré seulement un mois : le choix des intervenants était évident. Chaque comédien est à sa place même en venant d’univers différents. C’est une belle aventure : on a mis tous les ingrédients – les joies et les déceptions de l’âge ado – pour que ce soit le spectacle le plus organique possible ».



 
 
 
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