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Est-ce que j’ai une gueule d’Arletty ? - annulé

le  20/10/2020   au Pépinière théâtre, 7 rue Louis Le Grand 75002 Paris Paris (du mardi au samedi à 19h)

Mise en scène de Johanna Boyé avec Céline Espérin, Elodie Menant, Marc Pistolesi et Cédric Revollon écrit par Eric Bu et Elodie Menant


La pièce est annulée et reportée ultérieurement pour cause de nouvelles mesures sanitaires en vigueur.

« Atmosphère, atmosphère, est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? » : la carrière d’Arletty ne se résume fort heureusement pas à cette réplique certes courte mais néanmoins célèbre, envoyée à la figure de Louis Jouvet dans le film de Marcel Carné, Hôtel du Nord ! Et c’est d’ailleurs ce que nous propose le tandem Eric Bu et Elodie Menant (qui interprète sur scène avec beaucoup de justesse la fameuse comédienne et actrice française des années 30, 40 et 50, tonalité de titi parisien en prime !) en repassant sa vie en revue » - c’est bien le cas de le dire ! –, relatant pendant 1h30 tout le parcours plus ou moins mouvementé de cette grande dame aussi naturelle que pétillante, pleine de simplicité et de spontanéité, à la gouaille à nul autre pareil.
De sa naissance à sa mort, en passant par son adolescence (un garçon manqué, pardon, une fille manquée !), son 1er amour, la 1ère guerre mondiale puis la seconde, ses débuts de modèle puis à l’Alhambra, la disparition de ses parents, ses amants ou bien encore ses affinités « électives » sous l’occupation jusqu’à son procès bien réel celui-là où elle a du rendre des comptes sur son comportement, ce qui l’éloigna quelque peu des planches comme du cinéma durant un bon bout de temps, maladie comprise (« 30 ans de pénombre »). Le tout est émaillé de chansons de cette période dont certaines revues et corrigées pour les besoins de la narration ! Bref, rien n’a été omis, ici, ni ses films et le casting qui va avec, ni ses préférences amoureuses de tout bord - et il y en a eu ! -, et encore moins sa liberté et son indépendance, parfois chères payées ou, si vous préférez, durement gagnées.
Pour faire toute la lumière sur cette drôle de « bonne » femme – et le mot n’est pas trop fort, loin de là ! -, 4 comédiens – 2 femmes, 2 hommes -, tous formés à l’école du spectacle dit complet, un peu genre à l’Américaine, se donnent dans tous les sens du terme, jouant, chantant et dansant (claquettes en sup), allant jusqu’à imiter (presque) à la perfection quelques-unes des grandes figures de l’époque, que ce soit Marcel Carné, Michel Simon, Jean Gabin, Jacques Prévert ou bien encore Jean Cocteau. Que du beau monde merveilleusement bien rendu par cette petite troupe, vraiment formidable, pleine d’humour et très dynamique, qui devrait aisément trouver sa place, devenir incontournable et donc s’imposer sur la longueur durant toute l’année voire même beaucoup plus : c’est bien tout ce qu’on leur souhaite !

C.LB



 
 
 
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