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Bernard Dimey père et fille

le  24/06/2019   au théâtre Lepic, 1 avenue Junot 75018 Paris (à 21h et du lundi au dimanche sauf jeudi du 5 au 28/07 à 12h10 au théâtre Le Cabestan à Avignon)

Mise en scène de Bruno Laurent avec Dominique Dimey, Charles Tois (pianiste) et Richard Bohringer (voix off) écrit par Dominique Dimey




Une petite intro pianistique sur quelques notes musicales extraites d’airs plus ou moins connus, un moyen comme un autre d’introduire une partie de l’œuvre de Bernard Dimey, poète, dialoguiste et parolier ! Comment ça, vous ne connaissez pas (encore) l’auteur de Syracuse immortalisé par Henri Salvador, ni Mon truc en plumes chanté par Zizi Jeanmaire ou bien encore Mémère interprété par Michel Simon ? Ces standards des années 50/60, pour quelques-uns devenus incontournables - et bien d’autres encore reprises notamment pour Yves Montand, Charles Aznavour, Serge Reggiani, Mouloudji, Juliette Gréco et Les Frères Jacques -, sont l’œuvre d’un homme qui écrivait en alexandrins des textes pleins d’humanité et de lucidité.
Sa fille Dominique, comédienne et auteure-compositrice-interprète, a décidé de monter sur scène pour raconter son histoire à travers son propre parcours et surtout celui de sa rencontre avec ce père « gros, sale » et enfin « retrouvé » par le plus grand des hasards comme par miracle, le tout entrecoupé de poèmes récités (dont un par lui-même en voix off) et de chansons qui ont marqué cette période de l’après-guerre. Bref, une sorte d’hommage biographique orale en rimes et en musique par « le fruit d’une rencontre passagère », accompagnée par un pianiste, qui fleure bon le temps passé et les ritournelles d’un autre âge !
Il est évident que ce genre de spectacle musical d’antan, portrait tendre, intime, émouvant et tout en retenu au charme un brin désuet, s’adresse à un public avisé voire même averti, nostalgique de récital de jadis et de cette époque révolue - pourtant pas si éloignée que cela de certains d’entre nous ! -, mais en allant le voir, vous « pousserez la porte d’un monde que vous ne soupçonniez pas », celui du vieux quartier de Montmartre et de ses bistrots, de la vie d’artiste bohème ou, si vous préférez, de saltimbanque, d’un « auteur vivant » mais aujourd’hui disparu qui est passé aussi bien salle Pleyel qu’à l’Olympia.
Si, en prime, le ton de Dominique est posé, la diction bonne et les mots bien tournés, que voulez-vous de plus ? Rattraper le temps perdu ? Impossible mais, quoi qu’il en soit, cette histoire est bien digne d’un roman, vous ne trouvez pas ?....

C.LB



 
 
 
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