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L’échappé belle

Sortie  le  03/01/2018  

De Paolo Virzì avec Helen Mirren, Donald Sutherland, Christian McKay, Kirsty Mitchell, Janel Moloney, Dana Ivey et Dick Gregory


Les années ont passé, mais l'amour qui unit Ella et John Spencer est resté intact. Un matin, déterminés à échapper à l'hospitalisation qui les guette, ils prennent la route à bord de leur vieux camping-car et mettent le cap sur Key West. Ils découvrent alors une Amérique qu'ils ne reconnaissent plus… et se remémorent des souvenirs communs, mêlés de passion et d’émotions.

Il faut savoir que le titre de cette comédie dramatique américaine est à double sens : c’est à la fois l’état d’esprit dans lequel se trouve nos 2 « héros », un couple de vieux encore amoureux à la retraite parti en goguette sur un coup de tête ou plutôt en fugue sur les routes du sud direction la Floride, et le nom donné à l’ancien « mobile-home » qui leur sert de moyen de transport pour y arriver. En effet, passés un certain âge, ces 2 faux vacanciers ont décidé de passer outre les avis des toubibs ainsi que les recommandations et autres consignes de leurs 2 enfants plus ou moins inquiets, pour se donner une dernière fois du bon temps avant qu’ils ne puissent plus du tout le faire.
Un dernier voyage à 2 afin encore une fois de reprendre la route ensemble pour continuer « d’élargir son esprit comme son horizon » dixit l’un(e) d’entre eux, sorte de périple aventureux où ils vont faire de drôles de rencontres comme se rendre compte qu’ils ne sont plus vraiment en phase avec le monde qui les entoure. Une bonne occasion de retrouver 2 excellents acteurs - Helen Mirren (The queen ; Jeux de pouvoir ; Red 1 & 2 ; L’affaire Rachel Singer ; Hitchcock) en épouse extrêmement bavarde, véritable moulin à paroles, et Donald Sutherland (M.A.S.H ; le Casanova de Fellini ; Le droit de tuer ; Orgueil et préjugés ; la saga Hunger games) en mari qui perd la tête mais ayant encore de bons réflexes. Si lui a des absences et des pertes de mémoire de plus en plus fréquentes, elle se souvient de tout à sa place.
Voilà un road-movie avec 2 « malades » en vadrouille qui plaira à une certaine catégorie de spectateurs assurément pas très jeunes ! Malgré une fin prévisible et des dialogues souvent d’une grande banalité d’usage qui n’intéresseront sans (aucun) doute qu’un public précis de la même génération qu’eux, il faut reconnaître que le réalisateur italien Paolo Virzì (Napoléon et moi ; Chaque jour que Dieu fait ; Les opportunistes ; Folles de joie) sait filmer l’Amérique hors des sentiers battus, et notamment ses coins de caravaning, sur fond d’une BO inspirée, très branchée années 60/70 (Janis Joplin ; Crosby, Stills, Nash & Young ; Chicago ; Bob Dylan...).

C.LB



 
 
 
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