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Kingsman : le cercle d’or

Sortie  le  11/10/2017  

De Matthew Vaughn avec Colin Firth, Julianne Moore, Taron Egerton, Mark Strong, Halle Berry, Elton John, Pedro Pascal, Channing Tatum et Jeff Bridges


KINGSMAN, l’élite du renseignement britannique en costume trois pièces, fait face à une menace sans précédent. Alors qu’une bombe s’abat et détruit leur quartier général, les agents font la découverte d’une puissante organisation alliée nommée Statesman, fondée il y a bien longtemps aux Etats-Unis.
Face à cet ultime danger, les deux services d’élite n’auront d’autre choix que de réunir leurs forces pour sauver le monde des griffes d’un impitoyable ennemi, qui ne reculera devant rien dans sa quête destructrice.


Ca partait d’un très bon sentiment, celui de donner une suite aussi honorable que possible, voire même plus, au tout 1er volet de Kingsman : services secrets, plébiscité haut la main par le public comme les critiques du monde entier il y a 2 ans, d’autant qu’ici, l’entrée en matière - une folle course-poursuite à travers les rues de Londres au tout début avec en fond sonore un tube fort rythmé de Prince ! - laisse présager une histoire placée sous de bons augures, avec des cascades, des combats et des effets spéciaux alternés, du dépaysement assuré, sans oublier des rebondissements à la clé !
Peine perdue, on nous en met plein la vue dès le départ avec un « arbre » - cette attaque musclée dans un taxi londonien -, afin de « cacher la forêt » qui est derrière de la manière la plus éhontée qui soit, notamment à grands coups d’invraisemblances narratives (on ressuscite entre autres Colin Firth, alias Harry, le vrai pilier dans le film, pour des raisons plus ou moins « nébuleuses » limite frauduleuses mais néanmoins commerciales évidentes, celles de donner le change, ainsi que du soi-disant « poids » et « répondant » au nouveau venu face à son mentor, ce p’tit jeune de Taron Egerton qui semble vouloir lui succéder mais sans avoir les mêmes atouts scénaristiques ni les mêmes attraits sympathiques !), de séquences « émotions » (ah, nostalgie, quand tu nous prends...tu ne nous lâches pas ! : on nous ressert la célèbre attaque plutôt énergique dans un pub, pardon, cette fois dans un genre de saloon à la sauce américaine, fouet et lasso en prime !), d’apparitions grotesques (le touchant Elton John, seul et unique élément comique dans l’affaire, se caricature plus qu’il ne devrait à son âge, le pauvre !), de prestations approximatives (Julianne Moore est énervante au possible en psychopathe d’opérette – ce qu’elle joue faux ! -, Channing Tatum n’est décidément pas un « bon » acteur – quelle gageure ! -, et Halle Berry est quasi inexistante), et de gadgets « en-veux-tu-en-voilà » (du style missiles, bras articulé, chiens robots et hachoir géant).
N’en jetez plus, le sac est plein mais quel dommage ! Restent donc du romantisme à l’eau de rose (autour de la fiancée de notre héros), des personnages qui se prennent trop au sérieux (et pour certains de façon on ne peut plus clichés !), des situations assez prévisibles, du clinquant et du superficiel sans l’once d’un quelconque charisme, par rapport au précédent opus, ni de la plus petite pointe d’humour (une très belle « pub » enrobée d’images léchées sur fond d’un message contre l’usage de stupéfiants – se droguer, ce n’est pas bien, on peut même en mourir comme certains vus dans ce film ! -, et de belles valeurs défendues – l’honneur, le courage et la loyauté !) ! Si, en plus, on vous précise que ça dure 2h20, vous aurez tendance à croire que le réalisateur Matthew Vaughn (Stardust, le mystère de l’étoile ; Kick ass ; X-Men : le commencement) a plutôt loupé le coche pour sa 1ère suite, jusqu’à manquer de « doigté » lorsqu’il essaye la carte du pas ou, du moins, peu politiquement correct pour une production destinée tout de même à un large public....

C.LB



 
 
 
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