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13 hours (sur Ciné + Premier)

Sortie  le  03/12/2021  

De Michael Bay avec John Krasinski, James Badge Dale, Max Martini, Pablo Schreiber, David Denman, Dominic Fumusa, Toby Stephens et Alexia Barlier (sur Ciné + Premier les 03, 06, 11, 14 et 15/12)


Benghazi (Libye), 11 septembre 2012. Face à des assaillants sur-armés et bien supérieurs en nombre, 6 hommes ont eu le courage de tenter l’impossible. Leur combat a duré 13 heures. Ceci est une histoire vraie.

Bienvenue dans l’univers pour le moins explosif de Michael Bay, incapable de se passer, ne serait-ce qu’une seule fois, de placer ici et là quelques belles déflagrations dans les règles de l’art - celle de faire « tout pêter » mais toujours de manière esthétisante -, c’est-à-dire de bons gros « booms » bien d’envergure et très réalistes, et autres mitraillages ou détonations de rigueur, à travers une mise en scène le plus épileptique qui soit, ressemblant beaucoup à celle que l’on peut rencontrer sur des jeux vidéo aussi meurtriers que sanglants, dirigés par quelques addictes assumés, le doigt énervé et appuyé sur la gâchette ! Vous l’aurez vite compris, on ne change pas une marque de fabrique qui gagne, lui le spécialiste des films d’action et de catastrophes en tout genre, ainsi que des effets spéciaux saisissants sans oublier des belles pensées bien profondes comme des actes de bravoure remplis d’héroïsme envers leur chère mère-patrie l’Amérique, lorsque l’on a la possibilité - et la chance - de pouvoir réaliser des productions disons « monumentales » - budgétairement parlant -, qui deviennent à coup sûr des blockbusters à succès hyper rentables (souvenez-vous des franchises Transformers – déjà 4 chapitres – et Bad boys – seulement 2 -, sans oublier les autres du type Armageddon et Rock !).
Cette fois, il s’est juste « contenté », avec un budget de seulement 50 millions de dollars, de nous raconter un évènement véridique – comme il l’avait déjà fait avec Pearl Harbor et No pain no gain - qui s’est déroulé il y a à peine 4 ans dans une ambassade américaine, antenne diplomatique provisoire implantée dans une Libye fraîchement « démocratique et prospère », juste après la chute de son ancien « guide de la révolution », le fameux Kadhafi, et attaquée par des radicaux armés jusqu’aux dents qui considéraient ses occupants comme des « espions indésirables ». Bref, le compte à rebours est lancé et la chasse aux américains ouverte : pas de quartier ! Vous aurez donc le droit à 2h30 d’attaques en temps quasi réel au plus près des tirs et des combattants, entre les gentils (forcément en quantité inférieure !) venus sauver leurs pauvres compatriotes désarmés, face à des méchants (beaucoup plus nombreux, évidemment !) aux intentions bien entendu peu louables voire même très mauvaises, le tout ponctuées de ralentis, de séquences émotions à la pelle (la famille, c’est sacré, il n’y a qu’ça de vrai !), de déploiements d’armes et munitions à profusion, sans oublier de grands et beaux moments à la gloire de l’armée U.S. et surtout de ses valeureux soldats (ils sont d’ailleurs payés pour cela !), toujours prêts à défendre le monde entier contre des fous parfaitement illuminés, s’étant encore levés du mauvais pied pour nous imposer et infliger leurs satanés doctrines et autres versets coraniques !
Voilà bel et bien un film de mecs, avec pratiquement que des mecs - sauf une femme de caractère plutôt couillue interprétée par la française Alexia Barlier vue dans la série Falco - assez peu connus à l’écran et qui fleurent bon la testostérone à plein nez, des gars sans grande compassion pour autrui excepté les leurs, toujours armés, bien agités, constamment aux aguets et tous remontés comme des pendules prêtes à sonner le coucou, pardon, à « allumer le feu » nourri sur leurs adversaires, des terroristes peu regardant quant à leur finalité et bref passage « existentiel » en ce bas monde. D’où une mise en scène pour le moins efficace et palpable mais au demeurant peu subtile (et pour cause !), à la fois tendue, vive, énergique, déchaînée et surtout dynamité à tout va, pardon, dynamique à plus d’une occasion !
En résumé, si vous aimez les ambiances aussi puissantes qu’intriguantes, bourrées de références plus nuancées (celles de La chute du faucon noir de Ridley Scott sorti en 2001 – qui elle se passait en Somalie - et de la saga Jason Bourne sont d’ailleurs citées ici, alors que Démineurs, Zero dark thirty, Des larmes et du sang ou bien encore American sniper pourraient tout aussi bien faire partie de la liste !), à travers cette adaptation du livre du professeur et journaliste Mitchell Zuckoff dans un style à la Fort Alamo mais version moderne, vous allez être gâté à juste titre !

C.LB



 
 
 
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