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The place beyond the pines (sur Ciné + Premier)

Sortie  le  24/09/2021  

De Derek Cianfrance avec Ryan Gosling, Bradley Cooper, Eva Mendes, Rose Byrne, Ray Liotta, Dane Dehaan, Ben Mendelsohn et Mahershalalhashbaz Ali


Cascadeur à moto, Luke est réputé pour son spectaculaire numéro du «globe de la mort». Quand son spectacle itinérant revient à Schenectady, dans l’État de New York, il découvre que Romina, avec qui il avait eu une aventure, vient de donner naissance à son fils…
Pour subvenir aux besoins de ceux qui sont désormais sa famille, Luke quitte le spectacle et commet une série de braquages. Chaque fois, ses talents de pilote hors pair lui permettent de s’échapper. Mais Luke va bientôt croiser la route d’un policier ambitieux, Avery Cross, décidé à s’élever rapidement dans sa hiérarchie gangrenée par la corruption.
Quinze ans plus tard, le fils de Luke et celui d’Avery se retrouvent face à face, hantés par un passé mystérieux dont ils sont loin de tout savoir…


Un titre particulièrement énigmatique et à rallonges (« l’endroit qui se trouve au-delà des pins ») - de plus même pas traduit en français -, un casting assez prestigieux avec pas mal de têtes d’affiche non négligeables à l’écran, pas moins de 2h20 de pellicules sur un scénario qui s’étire autour de 2 époques à une quinzaine d’années d’intervalles, ça nous a tout l’air d’être le petit, pardon, le long film « surprise » à ne louper sous aucun prétexte !
Pensez donc, au générique Ryan Gosling (La faille ; Blue Valentine – du même réalisateur que celui-ci - ; Crazy stupid love ; Les marches du pouvoir ; Gangster squad) en motard musclé, tatoué et presque méconnaissable avec ses cheveux oxygénés, suivi de Bradley Cooper (Very bad trip 1 & 2 ; L’agence tous risques ; Limitless ; Happiness therapy) en flic « héros » qui fait son devoir tout en marchant sur le fil de la légalité afin d’arriver à ses fins tout en défendant une certaine moralité, entouré d’Eva Mendes (Desperado 2 ; To fast 2 furious ; Deux en un ; Out of time ; La nuit nous appartient ; Very bad cops) en mère tiraillée, de Dane DeHaan (Chronicle ; Des hommes sans loi) en fils perdu, et de Ray Liotta, abonné aux rôles de policier véreux ou d’agent pas très clair, toujours mouillé dans des coups tordus (souvenez-vous de ses prestations dans Obsession fatale, Copland, Hannibal, Narc ou bien encore Identity ?) !
Alors, une sorte de film chorale ? Pas vraiment puisque l’on passe de certains personnages à d’autres, suivant la destinée des uns avant de passer à celles des autres, découvrant leurs cheminements réciproques de pères en fils vers un drame sous-jacent inévitable, voire prévisible. L’histoire n’est certes pas très nouvelle mais elle a au moins le mérite de nous installer une ambiance « psychologique » bien lourde, qui s’éternise il est vrai un peu trop sur les sentiments (les pensées et les silences) de chacun, le tout sur fond de passages d’adrénaline pure (notamment ceux à moto), et de nous proposer des lieux authentiques, des cadrages intéressants et une BO profondément américaine (Hall & Oates ; Bruce Springsteen).
On doit ce principe de jonction antagonique d’une génération vers l’autre, suivant un peu le même parcours « relationnel » opposé et en refaisant certains choix « expérimentaux » contradictoires assez identiques entre erreurs d’appréciation et sages résolutions, au réalisateur Derek Cianfrance qui nous avait déjà impressionné avec Brother tied et surtout Blue Valentine en 2010 (déjà cité ci-dessus). Est-ce que cela valait la peine d’être raconté sur une durée de plus de 2 heures ? Oui, certainement et sans aucun doute possible….

C.LB



 
 
 
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