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Transformers 2 : la revanche (sur Ciné + Frisson)

Sortie  le  19/12/2021  

De Michael Bay avec Shia LaBeouf, Megan Fox, Josh Duhamel, Tyrese Gibson, Kevin Dunn, Julie White, Ramon Rodriguez, Isabel Lucas et John Turturro


2 ans se sont écoulés depuis que Sam Witwicky a sauvé l’univers d’une bataille décisive entre les 2 clans rivaux de robots extraterrestres. Malgré ses exploits, Sam reste un adolescent préoccupé par les soucis des jeunes gens de son âge : alors qu’il s’apprête à entrer à l’université, il doit se séparer de sa petite amie Mikaela et de ses parents pour la première fois de sa vie. Il lui faut aussi tenter d’expliquer son départ à son nouvel ami, le robot Bumblebee. Sam aspire maintenant à vivre une vie normale d’étudiant.
Si Sam a fait ce qu’il a pu pour tirer un trait sur le conflit qui a eu lieu à Mission City et revenir à ses préoccupations quotidiennes, la guerre entre les Autorobots et les Decepticons, tout en étant classée secret défense, a entraîné plusieurs changements. Le Secteur 7 a ainsi été dissout et son plus fidèle soldat, l’agent Simmons, a été révoqué sans ménagement. Résultat : une nouvelle agence, NEST, a été mise en place. Avec l’aide d’officiers connaissant parfaitement le terrain comme Lennox et Epps, NEST a pour mission de collaborer avec les Autorobots pour éviter un nouvel affrontement avec les Decepticons. Malheureusement, le conseiller auprès de la Sécurité Nationale, Théodore Galloway, manque d’intuition pour prendre toute la mesure du danger. Cherchant à prendre le contrôle des organisations militaires pour accroître son pouvoir, il s’efforce de dissoudre NEST qu’il considère inutile. Il est convaincu que la menace d’une guerre est écartée et que les humains n’ont aucun intérêt à soutenir les Autorobots contre les Decepticons.
Alors que la vie de Sam semble reprendre normalement son cours à l’université, et qu’il fait la connaissance de son colocataire Leo et de la ravissante Alice, il est soudain assailli par des visions semblables à des éclairs. Craignant d’être frappé par le même type de démence que son grand-père, Sam ne parle à personne de ses hallucinations – jusqu’à ce qu’il ne puisse plus faire comme si les messages et les symboles qu’elles véhiculent n’existaient pas.
Bien qu’il en ait décidé autrement, Sam se retrouve une fois encore au cœur d’un combat entre les Autorobots et les Decepticons où se joue le sort de l’humanité. Sans le savoir, il est le seul qui puisse faire triompher le bien contre les forces du mal. Avec l’aide de ses amis, de ses contacts chez NEST et même de ses parents, Sam apprend à être fier du nom Witwicky et de la devise familiale : « sans sacrifice, point de victoire ! ».


Mon dieu, les Transformers, ces énormes robots tirés d’un dessin animé qui se métamorphosent en engins roulants et rutilants, reviennent en plus nombreux, mais malheureusement pour une nouvelle aventure que l’on aurait pu espérer meilleure, au moins un peu plus consistante et un peu plus travaillée, que la première ! Au lieu de cela, on a le droit au même script que précédemment à quelques rares exceptions près, une vengeance en bonne et due forme sous les traits d’une revanche entre bons et méchants robots ; aux mêmes protagonistes, pas trop déglingués après leurs déboires dans le 1er chapitre ; et au même réalisateur, Michael Bay (Bad boys, Armageddon), toujours aux manettes de son gros « jouet » au budget confortable (150 millions de dollars) et donc au spectacle assuré (bonjour la pyrotechnie conséquente !). Quoi qu’il en soit, c’est pratiquement du copié/collé, tellement on a déjà vu les mêmes situations auparavant !
Ca devient répétitif pour ne pas dire pénible ces grosses « boîtes de conserve » huilées et surdimensionnées qui passent leur temps à se battre pour un oui ou pour un non à grands coups de kung fu métallique, tels des samouraïs mécaniques en manque d’exercices ! On a du mal à comprendre pourquoi ces machines ultrasophistiquées et appareillées d’armes de destruction massive, les plus dévastatrices qui soit, continuent à se battre à « mains nues » et à « coups de pied » mécaniques au lieu de se servir de tout leur bel attirail ! En réalité, il n’y a que les vestiges antiques que cette ferraille s’amuse à bousiller à grands renforts de bagarres titanesques (il faut voir comment ces robots nous massacrent copieusement l’Egypte et ses merveilleuses pyramides !).
Ca commence à être franchement lassant, voire pesant, ces films américains à la gloire de l’armée U.S. qui est toujours là comme défenseur pour sauver le monde d’une manière ou d’une autre, d’une éventuelle intrusion hostile quelle soit d’ailleurs humaine ou extraterrestre ! Nous voilà quasiment en face d’un long spot publicitaire (de 2h30 tout de même !) qui vante autant les mérites des soldats que les prouesses de l’armement militaire, que ce soit l’ensemble de l’armada navale (portes avions, destroyers, sous-marins,…) ou bien de l’arsenal aérien (avions de combats, avions furtifs, hélicoptères, bombardiers,…), et qui défile sous nos yeux comme au 14 juillet, pardon, comme le 4 juillet (fête de l’Indépendance Américaine).
Bref, c’est exaspérant de se rendre compte que les spectateurs (spécialement les jeunes) d’outre-Atlantique, conditionnés pour être friands de combats et d’effets spéciaux en tout genre, s’extasient devant ce déballage de raccourcis scénaristiques (alimentés par un peu d’archéologie), d’affrontements redondants (toujours placés aux mêmes endroits dits « stratégiques »), de personnages stéréotypés à outrance (à part le même héros que dans le premier volet, les autres, tous aussi bien formatés les uns que les autres, font acte de présence et bonne – ou pâle, c’est selon leur catégorie ! – figure comme par exemple John Turturro, l’élément comique pas transcendant, les parents assez grotesques, les militaires bien carrés, et surtout les filles, des poupées « jolies mais abruties » et des faire-valoir bien roulés, au moins aussi bien carrossés que les Autorobots), de clichés (on nous ressert le même désert que dans le premier pour le combat final) et autres références cinématographiques (on navigue entre les Gremlins côté petites machines qui se reproduisent –Spielberg n’est pas loin ! -, American Pie question puceaux, pardon pulsions à la fac, Fast & furious avec les courses de camions et voitures – une Camaro, une Trax, une Bert,…-, et Une nuit au musée 2 pour ce qui est du hangar de l’armée de l’air !), et enfin de dialogues ridicules à toutes les sauces (on ne peut que rire devant certains propos et autre réparties d’une grande platitude, limite niaiserie, et absents de toute profondeur d’esprit !).
On peut sans conteste dire que l’image, que l’on a du public américain, n’a pas (beaucoup) évolué à nos yeux, d’autant que ce dernier n’en sort pas grandi à force d’en redemander encore plus, de façon toujours aussi épileptique et invraisemblable que possible. En résumé, un film de science-fiction guignolesque plein d’action pour inconditionnels de saga franchisée (l’acteur principal ayant signé pour un 3ème épisode), un point, c’est tout !

C.LB



 
 
 
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