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Jack Mimoun et les secrets de Val Verde

Sortie  le  12/10/2022  

De Ludovic Colbeau-Justin et Malik Bentalha avec Malik Bentalha, Joséphine Japy, Jérôme Commandeur, François Damiens et Benoît Magimel


Deux ans après avoir survécu seul sur l’île hostile de Val Verde, Jack Mimoun est devenu une star de l’aventure. Le livre racontant son expérience est un best-seller et son émission de télévision bat des records d’audience.
Il est alors approché par la mystérieuse Aurélie Diaz qui va ramener Jack Mimoun sur Val Verde pour l’entraîner à la recherche de la légendaire Épée du pirate La Buse.
Accompagnés de Bruno Quézac, l’ambitieux mais peu téméraire manager de Jack, et de Jean-Marc Bastos, un mercenaire aussi perturbé qu’imprévisible, nos aventuriers vont se lancer dans une incroyable chasse au trésor à travers la jungle de l’île aux mille dangers.


Quand le cinéma français décide de s’emparer des fameux mythes de grands aventuriers très souvent portés à l’écran, tel que le célèbre Indiana Jones (« Les aventuriers de l’arche perdue »…), Allan Quatermain (« Allan Quatermain et les mines du roi Salomon »), Benjamin Gates (« Benjamin Gates et le trésor des templiers »), Rick O’Connell (« La momie ») ou bien encore Lara Croft (« Lara Croft : Tomb raider »), il faut s’attendre à tout, même à la parodie la plus complète. D’ailleurs, les producteurs de ce pastiche de film d’aventures ne sont autres que ceux qui ont également pastiché en beauté l’agent OSS 117, avec en haut de l’affiche Jean Dujardin dans le rôle d’Hubert Bonisseur de La Bath.
Pour se faire, les frères Altmayer (Eric et Nicolas) ont réuni un casting aussi pittoresque qu’improbable pour que charge caricaturale se fasse de la meilleure façon possible. Il y a là le comique, acteur – co-scénariste et co-réalisateur - Malik Bentalha en (faux ?) héros survivant de l’enfer, Benoit Magimel en (grand ?) explorateur manipulateur, Jérôme Commandeur en (drôle ?) coach un tant soit peu trouillard, et François Damiens en (crétin ?) pilote d’hélicoptère sérieusement azimuté. Si le premier, totalement imbu de sa personne, manque sérieusement d’envergure voire de charisme (n’est pas Harrison Ford qui veut…et peut !), le reste de l’équipe de « bras cassés » s’en sort pas trop mal, surtout l’impayable François Damiens dans un personnage taillé sur mesure pour lui.
Quoi qu’il en soit, les codes du genre sont respectés à la lettre, les poncifs rassemblés avec un certain attachement - pour ne pas dire dévotion - apporté aux films cités plus haut, l’humour en plus, sans oublier son lot de séquences « émotion » (l’actrice Joséphine Japy, vue notamment dans Neuilly sa mère, Cloclo, et Eugénie Grandet, est là pour ça !), de paysages grandioses et autres décors léchés à souhait (on est proche d’un blockbuster américain !), et d’une belle BO de circonstance (avec des arrangements grandiloquents !). Bref, voilà une « expédition » bon enfant tournée en dérision (sérieux s’abstenir) qui devrait assurément trouver son public malgré quelques lenteurs au démarrage.

C.LB



 
 
 
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