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Ambulance (sur Canal + Cinéma)

Sortie  le  04/12/2022  

De Michael Bay avec Jake Gyllenhaal, Yahya Abdul-Mateen II, Eiza González, Garret Dillahunt, A. Martinez, Keir O’Donnell et Moses Ingram (sur Canal + Cinéma les 04, 09 et 10/12)


Will Sharp, un vétéran décoré fait appel à la seule personne indigne de confiance, son frère adoptif Danny pour trouver l’argent afin de couvrir les frais médicaux de sa femme. Ce dernier, un charismatique criminel au long cours, au lieu de lui donner de l’argent, lui propose un coup : le plus grand braquage de banque de l’histoire de Los Angeles : 32 millions de dollars. Will, prêt à tout pour sauver sa femme, accepte. Mais quand leur affaire prend un tour spectaculairement désastreux, les deux frères n’ont pas d’autre choix que de détourner une ambulance avec à son bord un jeune flic mortellement blessé et l’ambulancière Cam Thompson. Pendant la course poursuite infernale qui s’ensuit, Will et Danny vont devoir échapper aux forces de l’ordre surmotivées postées aux 4 coins de la ville, tenter de garder leurs otages en vie et éviter de s’entre tuer tout en exécutant l’évasion la plus spectaculaire que la ville de Los Angeles n’ait jamais vue.

Le réalisateur américain Michael Bay n’a vraiment pas son pareil pour nous proposer des grosses productions bien rythmées à souhait (pas très loin du « nervous breakdown » !), montées ultra-cut (presque de manière épileptique) et filmées de façon hypersophistiquée (ou si vous préférez léchée comme une pub !), appelées à devenir coûte que coûte des « blockbusters » estampillés « made in U.S.A. ». Ce dernier long métrage en prend le même chemin, avec un casse conséquent (« j’ai tout misé sur ce coup unique ») qui va dérailler en beauté – dans tous les sens du terme d’ailleurs ! -, des courses-poursuites époustouflantes aussi échevelées que possible - avec pas mal de « casses » en tout genre sur le trajet -, et des protagonistes qui tendent à être charismatiques, même les méchants, mais quelque peu (trop) stéréotypés sur les bords, faciès et rictus de circonstance.
La chasse est donnée et rien ne semble la freiner ni même l’arrêter un seul instant jusqu’au dénouement final, tant il y en a partout et tout le temps : des plans rapides mis en scène dans des conditions hallucinantes (merci les drones !), des voitures accidentées (presque autant que dans les Blues Brothers), des tirs croisés fort nourris (ça flingue à tout va !), des ralentis de circonstance (histoire de calmer 2 secondes la cadence !) et une BO légèrement anxiogène (heureusement rehaussée par des tubes de Christopher Cross et des Mamas and des Papas), sans oublier des références en forme de clins d’œil appuyés à ses 2 premiers films (The rock et Bad Boys).
La formule a beau avoir plutôt assez bien fonctionné – c’est un remake du film danois du même nom, réalisé par Laurits Munch-Petersen et sorti en 2005 -, elle a pourtant ses limites du côté séquences « émotions » (moralisatrices et chamailleries), dialogues (ça parle parfois trop pour ne rien dire de vraiment nécessaire), blagues (cousues de fil blanc), invraisemblances (l’opération chirurgicale secouée, pastiche d’Alien) et autres interventions viriles (on joue les gros durs avec de la testostérone à plein nez). Bref, on n’est pas très loin de Speed en plus couillu, avec des personnages assez clichés (entre Jake Gyllenhaal en braqueur bavard, Yahya Abdul-Mateen II en « frère » bienveillant, et Eiza González – aperçue dans Alita battle angel, Fast & furious Hobbs & Shaw, et Godzilla – en infirmière dévouée qui gère, sauveuse de toute humanité à sa portée, et clone de Megan Fox, vue dans la série des Transformers, autres films de Michael Bay).
Si vous espérez voir Los Angeles et la visiter sous son plus beau jour, c’est peine perdu d’avance, vous n’aurez que ces voies rapides et ces échangeurs multiples à vous mettre sous l’œil !

C.LB



 
 
 
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