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Little zombies

Sortie  le  11/11/2020  

De Makoto Nagahisa avec Keita Ninomiya, Satoshi Mizuno, Mondo Okumura, Sena Nakajima, Eriko Hatsune, Naomi Nishida et Sosuke Ikematsu


Leurs parents sont morts. Ils devraient être tristes, pourtant ils ne pleurent pas. A la place, Hikari, Ikuko, Ishi and Takemura montent un groupe de rock explosif ! Ces quatre adolescents que le chagrin n’accable pas, vont trouver ensemble une nouvelle voie, celle de la musique.

Ne vous inquiétez surtout pas, il ne s’agit pas d’une histoire de petits morts-vivants – bien que côté sentiments, ce soit un peu voire carrément le cas ! – mais celle de 4 adolescents de 13 ans qui, privés de leurs géniteurs respectifs pour des raisons très variées et fort diverses (suicide, incendie, accident de la route et assassinat), forment un gang et partent à la recherche de leurs émotions (perdues ?), si tant bien même il puisse leur en rester un chouia ! D’ailleurs, à la question doit-on pleurer ou non la mort de ses descendants ?, leur réponse est catégorique : « la réalité est trop débile pour pleurer ! ». Bref, ils se fichent du monde réel pour mieux vivre l’absurdité de leur existence en devenant des rock-stars : tout un programme en perspective !
Voilà donc un scénario qui se joue des règles et autres codes propres au cinéma pour mieux les dynamiter tout en se moquant d’eux hors des frontières et habitudes prises, s’amusant à recadrer les plans dans tous les sens, changer d’angles, accélérer les prises, détourner les procédés, saturer la photo, zoomer de très haut ou bien se rapprocher de manière floue telle une production amateur, monter bizarrement, le tout entrecoupé de niveaux à espérer atteindre ou alors à être obligé de subir, allant jusqu’à s’adresser souvent à nous face caméra en la regardant bien fixement, d’autant que les protagonistes passent leur temps à tout disséquer en long et en large.
Au final, les jeunes acteurs, tous excellents, et le réalisateur - Makoto Nagahisa, découvert en 2017 au festival de Sundance avec son court-métrage And so we put goldfish in the pool, prix spécial du jury – ne respectent rien, ni les conventions, les convenances et encore moins les usages, partant dans un délire aussi bien visuel que sonore ! Cela donne un long métrage quelque peu irrévérencieux, certes drôle mais déjanté, mis en scène de façon épileptique par moment dans l’esprit d’un jeu vidéo ou d’un manga télévisuel, avec de l’animation par-ci, de la musique par là et, surtout, pas grand-chose que vous n’ayez déjà vu sur grand écran, c’est évident. Il n’y avait que les japonais pour nous servir un tel programme...

C.LB



 
 
 
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