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Underwater

Sortie  le  08/01/2020  

De William Eubank avec Kirsten Stewart, T.J. Miller, Jessica Henwick, Vincent Cassel, John Gallagher Jr., Mamoudou Athie et Gunner Wright


Une équipe scientifique sous-marine fait face à un tremblement de terre. Sous l'eau, ils vont devoir essayer de survivre.

C’est le principe de base de tout thriller - mâtiné cette fois de science-fiction - qui se respecte : provoquer des frisons chez les spectateurs, tout en faisant monter la tension – et même la pression par-dessus le marché ! -, face au dézingage en bon et du forme de plusieurs protagonistes à l’écran genre Les 10 petits nègres d’Agatha Christie version très grande profondeur, ici, quelques rares rescapés d’une catastrophe subaquatique (naturelle ?) aussi incroyable soit-elle, à moins de 11.000 mètres « sous l’eau ».
Même si le scénario est assez prévisible d’avance, les dialogues plutôt succincts et un peu mièvres (« il y a un truc dehors ! ») avec une petite touche écolo en prime (« A trop forer, l’océan se venge »), ainsi que les personnages stéréotypés à outrance avec toujours le profil adéquate en de telles circonstances (l’héroïne menue mais pleine de ressources, le beau chef avec le sens du sacrifice bien chevillé au corps, l’assistante aussi nerveuse que peureuse, le fier à bras un peu azimuté sur les bords...), on se dit que forcément ça va (bien se) passer !
Malheureusement pas autant qu’on l’aurait espéré, et cela dès les premières minutes où l’on a vraiment l’impression voire le sentiment d’assister à un mauvais remake d’Abyss ou de Sphère, avec une « grosse bébête » à la Alien ou façon The leviathan se prenant parfois pour Godzilla, sur « fond » de combinaisons mélangeant celles des stormtroopers, les fameux soldats de l’Empire dans Star Wars, avec le revêtement des Transformers. Bref, pas mal de clichés redondants plus ou moins connus qui n’apportent pas l’effet escompté, celui de surprise !
Reste un casting bon an mal an composé de Kirsten Stewart en ingénieure en mécanique qui, à défaut de les rouler, arbore la tenue sexy portée en son temps par Sigourney Weaver dans la peau de la célèbre Hellen Ripley (voir la fameuse saga Alien comme un hommage rendu à son rôle mythique !) ; T.J. Miller (vu notamment Transformers : l’âge de l’extinction – tiens, tiens, justement !, Ready player, Deadpool 1 & 2) en blagueur et allumé de service ; l’anglaise Jessica Henwick (aperçue dans Star Wars : épisode VII le réveil de la force et la série Game of thrones) en candide emmerdeuse patentée à vous filer presque une crise de nerfs ; et Vincent Cassel plutôt inattendu dans une telle production (du réalisateur William Eubank, responsable de Space time : L'ultime odyssée et de The signal). En résumé, ça dépressurise, ça implose, ça dégouline, ça aspire et ça arrache mais ça ne fait pas plus peur que cela, foi(e) de connaisseurs en la matière menaçante, qu’elle soit immersive, organique ou visqueuse....

C.LB



 
 
 
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