en 
 
 
cinema

 
 

Ghostland

Sortie  le  14/03/2018  

De Pascal Laugier avec Crystal Reed, Anastasia Phillips, Mylène Farmer, Emilia Jones, Taylor Hickson et Rob Archer (


Suite au décès de sa tante, Pauline et ses deux filles héritent d’une maison. Mais dès la première nuit, des meurtriers pénètrent dans la demeure et Pauline doit se battre pour sauver ses filles. Un drame qui va traumatiser toute la famille mais surtout affecter différemment chacune des jeunes filles dont les personnalités vont diverger davantage à la suite de cette nuit cauchemardesque.
Tandis que Beth devient une auteure renommée spécialisée dans la littérature horrifique, Vera s’enlise dans une paranoïa destructrice. Seize ans plus tard, la famille est à nouveau réunie dans la maison que Vera et Pauline n’ont jamais quittée. Des évènements étranges vont alors commencer à se produire…


Un film d’horreur avec tout ce que cela comporte comme clichés habituels – maison de campagne en décrépitude, poupées au faciès difforme, animaux empaillés, bruits suspects, humains aussi dégénérés qu’effrayants, cris de terreur, musique à la fois sombre et entêtante, bref, les effets traditionnels ! – et, surtout, la présence dans le casting d’une personne que l’on n’attendait pas de revoir de sitôt à l’écran, la chanteuse Mylène Farmer. En effet, sa dernière et unique prestation cinématographique remonte à 1994 dans Giorgino de Laurent Boutonnat et s’était soldée par un échec cuisant ou, du moins, retentissant. Ce qui ne l’a nullement empêché de réitérer l’expérience et toujours dans l’un de ces genres de prédilection, celui du cauchemar, de la frayeur, de la monstruosité et de l’épouvante. Et dans ce registre-là, elle semble exceller en maman qui donne des coups (de couteau) et qui en reçoit aussi, qui se bat, qui transperce son adversaire (ou qui se fait égorger) et qui finit toute ensanglantée !
En revanche, on ne peut pas vraiment dire qu’elle soit véritablement à laisse face caméra – pourtant déjà bien habituée à jouer dans ses clips ! -, souriant à tout bout de champ quelque soit la situation vécue (dramatique ou non), parlant tour à tour anglais et français (ce qui d’ailleurs a le don d’insupporte ses filles !), passant son temps à les appeler « ma puce » et « chérie » et débitant des banalités d’usage qui, au moins, ne sont pas de son fait mais plutôt l’œuvre du scénariste et réalisateur français Pascal Laugier, plutôt spécialisé dans ce type de productions honorifiques (souvenez-vous de Saint Ange, Martyrs, The secret ainsi que du clip de Mylène Farmer, City of love !).
Las, ici, pas la moindre peur à l’horizon (ça tombe, ça se relève et ça pleure), ni le plus petit effet de surprise (qu’il soit glauque ou malsain), et encore moins l’ombre d’un bon jeu d’actrices (malgré les cocards certes bien gonflés mais assez mal maquillés) ! Si le metteur en scène sait effectivement filmer, utilisant des plans et autres cadrages assez nuancés, il n’a pas (encore) la patte d’un grand tel que Brian de Palma dans Carrie, Tobe Hooper dans Massacre à la tronçonneuse, John Carpenter dans The thing ou bien Halloween, Dario Argento dans Suspiria, Sam Raimi dans Evil dead 2, George E. Romero dans Zombie ou alors La nuit des morts vivants. Et dire que ce long métrage a remporté le Grand Prix au dernier festival international du film fantastique de Gérardmer....

C.LB



 
 
 
                                                      cinema - theatre - musique