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3 days to kill (sur OCS)

Sortie  le  12/05/2026  

De Mc G avec Kevin Costner, Amber Heard, Hailee Steinfeld, Connie Nielsen, Richard Sammel, Thomas Lemarquis et Jonas Bloquet (les 12, 13, 15, 17 et 26/05)


Ethan Renner est un redoutable agent secret résolu à renoncer à sa vie trépidante pour se rapprocher enfin de sa femme et sa fille, qu'il a longtemps tenues à distance pour les protéger. Lorsqu’on lui impose une ultime mission, il doit mener de front les 2 combats les plus difficiles de sa carrière : traquer un dangereux terroriste et s'occuper de sa fille adolescente pour la première fois depuis 10 ans.

Ce synopsis-là ne vous rappellerait-il pas quelques autres exactement pareils, du moins avec un grand nombre de similitudes scénaristiques, visuelles ainsi que de personnages ? Si bien sûr, le premier Taken et plus récemment From Paris with love, 2 thrillers tournés à Paris avec pratiquement les mêmes clichés de notre belle Capitale, images à l’appui (celles de Montmartre, de la Seine, du métro parisien qu’il soit aérien ou souterrain, de la police française accent compris, des squatters,...), des poursuites mouvementées dans plusieurs endroits bien spécifiques de la ville (c’est bien connu, on peut tout se permettre dans nos rues comme par exemple rouler à fond !) et un casting composé d’« has been », pardon, de « vieux de la vieille » à qui on ne l’a fait plus, surtout qu’on n’imagine pas trop à leur âge dit avancé dans ce style de rôle plutôt physique. Après Liam Neeson et John Travolta, c’est donc au tour de Kevin Costner d’enfiler l’habit d’un agent de la CIA expérimenté et bientôt à la retraite forcée, certes obligé de rempiler pour une dernière mission mais néanmoins déguisé en soi-disant bon père de famille souvent absent qui cherche à se racheter à travers le rôle rédempteur du papa sauveur.
Vous l’avez peut-être remarqué mais les 2 films d’action mentionnés ci-dessus – et encore tant d’autres autant passés que futurs ! - portent la griffe d’Europacorp et plus spécifiquement celle de Luc Besson, réalisateur, producteur et surtout scénariste à ses heures, recyclant en permanence le même genre d’histoire sur le même style de thématique bien formatée (souvenez-vous de Wasabi, produit par Besson et basé sur les mêmes relations père/fille ; de la série télévisée No limit créé par Besson avec Vincent Elbaz qui est atteint lui aussi d’un mal incurable ; et dernièrement de Malavita avec Robert de Niro et Michelle Pfeiffer – encore 2 vieux ! - qui se déroulait cette fois en Normandie ?), dans le but de (tenter de) toucher le jackpot à l’international comme ce fut d’ailleurs le cas avec la saga Taken (surtout le 1er volet). En effet, il est en train d’essayer de rafler la mise en utilisant quelques anciennes grandes figures du cinéma U.S. « partiellement » oubliés dans leur propre pays – et il y en a comme ici Connie Nielsen, vue entre autres dans L’associé du diable, Gladiator, Traqué et Basic ! - à la recherche d’une seconde jeunesse via un autre continent comme l’Europe, afin de les employer dans des productions 100% « french » mais avec des codes cinématographiques exclusivement américains. Et qu’importe si tout cela est souvent prévisible ou aberrant, plus c’est gros et plus ça marche !
Pourtant, il n’est pas vraiment évident ni même véritablement sûr que l’effet soit garanti à chaque fois, malgré le fait de tirer un peu partout à l’arme lourde, de faire exploser quelques bâtiments et voitures au passage, ainsi que de placer une femme fatale pour donner un peu de piment (Amber Heard, aperçue dans Rhum express, Hell driver et Machete kills) ! On pourrait finir par vite se lasser devant tant de décors récurrents, de scènes redondantes, de passages mélo « émotionnellement » prévisibles (notamment la ballade en vélo de Kevin Costner dans Paris et lorsque ce dernier prend sa fille dans ses bras après qu’elle ait été violentée) et de personnages stéréotypés. A nos yeux, l’image de la France n’en sort pas toujours grandie, à force de transmettre les mêmes références et les mêmes banalités vers l’étranger, mais elle pourrait toutefois véhiculer un désir croisant de venir visiter nos belles contrées, jamais en manque d’un nouveau long métrage aussi idyllique et abracadabrant soit-il à tourner chez nous, comme tant de réalisateurs, MC G compris (on lui doit quelques navets tels que Charlies angels 2 et Target), en rêvent et en pondent régulièrement....

C.LB



 
 
 
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