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Un bonheur n’arrive jamais seul (sur Ciné + Emotion)

Sortie  le  01/11/2026  

De James Huth avec Sophie Marceau, Gad Elmaleh, Maurice Barthélémy, François Berléand, Michael Abiteboul, Julie-Anne Roth et Macha Méril (les 01, 07 et 21/11)


Sacha aime ses amis, son piano, la fête. La nuit, il joue dans un club de jazz et séduit des jolies filles. Il vit dans l’instant, pour le plaisir. Sans réveil-matin, sans alliance, sans impôt.
Charlotte a 3 enfants, 2 ex-maris et une carrière professionnelle à gérer. Elle n’a aucune place pour une histoire d’amour.
Tout les oppose. Ils n’ont rien à faire ensemble… Ils sont faits l’un pour l’autre.


Voilà un style de coup de foudre particulièrement appuyé comme on en fait plus, du moins depuis bien longtemps au cinéma ! Alors, raison de plus pour tenter, avec plus ou moins de brio, de le remettre de cette façon au goût du jour, même si on n’y croit plus vraiment ou pas une seconde présenté ainsi à l’écran d’une manière légère aussi peu crédible, dans ce conte romanesque à la fois joyeux, festif et sautillant, totalement improbable et pas vraisemblable pour 2 sous !
Pensez donc, une rencontre qui tombe comme un (gros) cheveu dans la soupe, on ne peut plus soulignée et, de surcroit, représentée assez ridiculement entre un homme, bobo insouciant et ultra décontracté, voire un peu trop d’ailleurs, limite je-m’en-foutiste total, et une femme qui donne l’impression d’être très affairée (constamment en retard comme le lapin dans Alice au pays des merveilles), et qui n’arrête pas de chuter ou de se cogner, bref, qui se casse la figure à la moindre occasion qui se présente ! Lui, c’est Gad Elmaleh, « chouchou » d’un public tout acquis à ses nombreuses prestations en tout genre, tout comme elle, Sophie Marceau, toujours aussi belle, pimpante et jeune, pour ne pas dire presque aussi juvénile que dans La boum. Justement, ils semblent être tous les 2 retombés en enfance, nous faisant même un festival de gags parfois à la Jacques Tati (surtout Gad !), tant leurs espiègleries et autres « gamineries » nous font irrémédiablement penser à 2 ados passant leur temps à se bécoter et un peu plus si affinités (à coup sûr très apparentes !). On est toujours un peu idiot ou alors bêta quand on est amoureux, non ?
Un (bon ?) prétexte pour en faire des tonnes, quitte à en rajouter dans des situations grotesques et excessives en tout, des dialogues plats et parfois de mauvais goût, ainsi que des personnages caricaturaux à souhait avec un casting qui joue presque en roue libre (surtout Maurice Barthélémy dans le rôle du meilleur ami et complice surexcité qui sonne faux quasiment du début à la fin). Ce n’est pas faute de remettre une « bonne » couche supplémentaire avec des clichés ici et là, notamment quand les occasions se présentent (et, à vrai dire, ils n’en ratent pas une seule !), mais cela devient à force lassant et pas drôle, répétitif et même un peu laborieux.
Pour masquer ce manque évident de nuance comme de profondeur, le réalisateur James Huth (Hell phone ; Lucky Luke), qui nous avait pourtant habitué à être beaucoup plus allumé avec le culte Brice de Nice, a cru bon de faire du remplissage avec un défilé de quelques apparitions croquignolettes (Jack Lang – oui, l’ex-ministre et dorénavant ex-député – et Robert Charlebois), et d’encadrer son scénario plutôt mince et assez banal avec une pluie de compositions rock et funk bien chargées, fort omniprésentes et très envahissantes (pas loin de l’esprit de la BO de Paroles et musique d’Elie Chouraqui). Voilà donc une comédie pétillante côté décalage et assumée comme un cartoon tendance farceuse (souvenez-vous des fameux Aristochats !), avec un petit grain de folie « adulescent » en prime, qui va en dérouter plus d’un !

C.LB



 
 
 
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