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Contrebande
Sortie
le 16/05/2012
De Baltasar Kormakur avec Mark Wahlberg, Kate Beckinsale, Ben Foster, Giovanni Ribisi, Lukas Haas et Diego Luna
Chris Farraday a tiré un trait sur son passé criminel et s’est construit une vie paisible avec sa femme Kate et leurs 2 fils, jusqu’au jour où son jeune et naïf beau-frère Andy manque à ses engagements dans une opération de trafic de drogues montée par l’inquiétant petit caïd local Tim Briggs. Pour aider Andy à s’acquitter de sa dette, Chris est forcé de reprendre du service et se tourne vers ce qu’il connaît le mieux : la contrebande. Avec l’aide de son meilleur ami Sebastian, Chris s’assure la coopération de quelques relations éprouvées, dont son ami d’enfance Danny Rayner, et élabore un coup qui devra lui assurer des millions en faux billets, contre un simple aller-retour au Panama, ce sous l’oeil suspicieux du Capitaine Camp que des antécédents houleux avec le père de Chris rendent d’autant plus méfiant. L’opération s’avère vite être une impasse. Chris n’a plus que quelques heures pour mettre la main sur le butin. Il va devoir faire appel à des talents auxquels il avait renoncé depuis longtemps et naviguer entre la pègre locale, la police et les douanes, avant que sa femme et leurs fils ne servent de dédommagement à Briggs.
Pas la peine de se creuser plus longtemps la tête, c’est un film d’action bien rapide, plutôt violent, voire même assez brutal auquel nous avons à faire ! En effet, cette espèce de course contre la montre est pour le moins speedée (on pense à Speed 2 avec l’arrivée accélérée du bateau dans le port), particulièrement haletante (entre autres lors de l’attaque du fourgon blindé et du massacre qui s’ensuit) et bien foutue (sans aucun véritable temps mort, agrémenté par de belles prises de vue autour du canal de Panama). Bref, on ne s’ennuie pas pendant presque 2 heures, même si la plupart des protagonistes ont une sacrée chance de c…. ! Pensez donc, les méchants se font comme de bien entendu coincer et les gentils s’en sortent évidemment sans (trop de) dégât ! Forcément, il y a Mark Wahlberg, abonné depuis quelque temps à ce style de productions musclées (Braquage à l’italienne ; Shooter, tireur d’élite ; Max Payne), qui est là pour éviter que ce type de désagrément n’arrive trop souvent, notamment à sa femme (jouée par Kate Beckinsale – elle aussi habituée à ces réalisations enlevées : Van Helsing ;Underworld 1, 2 & 3 ; Motel ; Whiteout – pas loin de la figuration ici) qu’il va sauver du pire (ensevelie sous des tonnes de béton bien frais). Quant aux autres intervenants, vous découvrirez très vite leur niveau d’implication ainsi que leur degré de confiance qu’ils peuvent éventuellement vous inspirer ! Est-il vraiment nécessaire de vous en dire plus, juste qu’il s’agit d’une adaptation très libre du film finlandais Reykjavik-Rotterdam tourné en 2008 (et nominé à l’Oscar du meilleur film étranger), qu’il est question de passer une cargaison de « marchandises » illicites en tout genre (faux dollars, drogue et œuvres d’art), qu’il faut reprendre du service pour s’en sortir (une bonne fois pour toute ?), et qu’il faut affronter pour cela tout un tas de gros durs patentés, de brutes épaisses impulsives, de petites frappes à la gâchette facile, d’enfoirés dans toute leur répugnance, de gueules patibulaires représentatives, ainsi que de frimeurs tatoués belliqueux (et ils sont légions ici) ? Et dire que l’on doit cette mise en scène mouvementée, certes fort agitée, voire même désordonnée (et pour cause !), mais très réaliste, à l’acteur scandinave qui jouait dans la version originale, Baltasar Kamakura, devenu producteur et réalisateur à succès (il est responsable entre autres de Crime city, de Jar city et d’Etat de choc). Et pour une fois que la trame se déroule dans un environnement un peu différent et assez original, le monde fluvial des cargos, des porte-conteneurs, des ports et des écluses, on ne va s’en priver, loin de là !
C.LB
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