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Les papas du dimanche

Sortie  le  25/01/2012  

De Louis Becker avec Thierry Neuvic, Hélène Fillières, Olivier Baroux, Marilyne Canto et Nina Rodriguez


Trompé par sa femme, Antoine quitte le foyer et va s’installer chez Léo, son ami d’enfance.
Léo et sa femme Léa vont l’aider à surmonter cette épreuve. Le plus dur pour lui, c’est le manque de ses 3 enfants. Le fameux week-end sur deux qui fait de vous un Papa du dimanche, un peu amateur, comme l’est un pêcheur ou un conducteur du dimanche.
La vie doit continuer, le sourire et la joie revenir.
Un apprentissage difficile puis progressivement joyeux de cette nouvelle vie où même une nouvelle rencontre amoureuse trouvera peut-être sa place…..


Tiens, tiens, une nouvelle tête d’acteur à l’affiche ! En effet, ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de découvrir une « belle gueule » ou si vous préférez un nouveau visage qu’on a pas souvent l’habitude de voir à l’écran, alors raison de plus pour admirer Thierry Neuvic à l’oeuvre, aperçu entre autres dans Code inconnu, Tout pour plaire, Derrière les murs ou bien encore dans Comme t’y es belle. Mais un rôle masculin comme celui-ci, aussi viril, séduisant et sensible soit-il, ne veut pas dire forcément gage de réussite et à chaque fois une prestation à la hauteur de nos attentes, d’autant qu’il est omniprésent à l’image pendant tout le film.
Il a beau être doux et fort, tour à tour joyeux et triste, d’abord cinglant puis, juste après, charmant, on a du mal à le trouver « formidable » ; ni vraiment sympathique, s’énervant un peu vite et de façon systématique sur ses enfants (comme s’il ne pouvait pas en supporter certains !) ; ni touchant, faisant constamment appel à son copain si ce n’est d’aller régulièrement chialer chez lui (Olivier Baroux qui apporte ici sa petite touche humoristique, histoire de décoincer un peu l’atmosphère !) ; et encore moins crédible, à force de vouloir bien faire et d’essayer d’arrondir les angles à tout prix. C’est un coléreux à prendre avec des pincettes, un sanguin presque toujours à cran, quelque peu trop nerveux sur les bords et qui s’emporte pour un rien, et par-dessus le marché, il faut après tout cela se le coltiner et même arriver à le supporter. En un mot, il n’est pas complètement limpide ni fluide (un comble pour un architecte…navale !), et encore moins totalement sincère (trop sévère pour être un père soi-disant aimant !). Dommage car le reste de la distribution tient plutôt bien la route, que ce soit Hélène Fillières aussi fragile qu’entière, minaudant et roucoulant à outrance ; Marilyne Canto, tout en délicatesse et en apaisement (elle au moins, elle repose !) ; et Thierry Lhermitte dans une apparition plus que fugace ; sans oublier les enfants, aussi justes qu'attrayants.
Néanmoins, il y a quelque chose qui cloche, comme si cette comédie sociale et (faussement) dramatique était mal goupillée dès le départ. Le scénario n’est pas bien ficelé, voire mal écrit (pas de dialogues très construits, à peine approfondis, limite superficiels) ; les personnages manquent d’allure comme de naturel (on les sent mal à l’aise comme engoncés ou empruntés !), et les différentes situations ne sont qu’une suite de saynètes à l’avenant, excessives ou molles, prévisibles ou téléphonées d’avance, sans suspense tenu ni rebondissements inattendus et parfois inutiles (notamment la scène du bar), le tout naviguant uniquement au gré de l’ambiance du moment (et de l’humeur maussade du papa !).
En résumé, même si ça tourne en rond (avec bien trop souvent la caméra à l’épaule !), on regarde sans (dé)plaisir mais également sans conviction cette histoire de paternel tourmenté que le film Des vents contraires, sorti récemment au cinéma et qui traite quasiment du même sujet, dépeint avec beaucoup plus de justesse, de présence et de profondeur, sans jamais tomber dans le pathos ou l’apitoiement sur le sort de son héros « traumatisé »….

C.LB



 
 
 
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