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Gotye : Making mirrors
le 10/02/2012
chez
Casablanca/Mercury/Universal
Il existe des groupes qui se permettent beaucoup de choses, même de toucher à peu près tous les styles musicaux existants sans aucun réel problème d’adaptation ni véritable complexe d’interprétation avec, par-dessus le marché, une certaine réussite au final ! C’est le cas de Gotye, une formation hybride composée de Wouter De Backer, un auteur, compositeur, interprète et musicien (piano et batterie) belge « exilé » (avec ses parents à l’âge de 2 ans) en Australie, et de Tarente Lucas, un copain de lycée, australien de « pure souche » lui, qui a notamment sévi avec lui au sein du groupe Downstares dans leur prime jeunesse. Jusque-là, rien de bien palpitant ou de franchement transcendant ! Cependant, à l’écoute de leurs 12 nouvelles chansons plutôt assez courtes (d’une durée de 3 minutes en moyenne), on est impressionné par les différentes atmosphères qui émanent de ces enregistrements, pleins de nappes évanescentes, d’effets vibrants, de sonorités percutantes, de rythmes pénétrants, de voix planantes, d’échos lancinants, de réverbes entêtantes, de chœurs prenants, bref, de tonalités changeantes avec les orchestrations correspondantes. Et les références ambiantes ne s’arrêtent pas là, allant jusqu’à proposer de la pop style anglaise très année 70 (l’acidulé Easy way out et l’entraînant I feel better), la participation de la chanteuse Kimbra (Johnson) en duo (sur le sautillant Somebody that I used to know), la présence d’une section de cuivres très enlevés (In your light), et même du reggae mâtiné de violons (State of the art, à la voix trafiquée). Voilà donc un album fédérateur assez surprenant, bien charpenté, très éclectique et plutôt convaincant, qui s’amuse à jouer sur plusieurs registres accrocheurs qui ne lassent pas. Et dire que Gotye est déjà disque de platine dans son pays ! Eh oui, il va falloir attendre encore un peu chez nous pour découvrir le 3ème album de ce groupe australien qui sortira en février de l’année prochaine…..
C.LB
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