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Sia : We are born
le 21/06/2010
chez
RCA/Sony music
Vous connaissez sans aucun doute tous les Pretenders, groupe essentiel d’origine anglaise qui a conquis le monde entier et qui a fait un parcours exceptionnel de 1979 à 1999, en marquant de leurs empreintes indélébiles autant le monde de la musique avec leurs compositions énergiques telles que 2000 miles, Middle of the road, Thin line between love and hate, Brass in the pocket ou bien encore Back on the chain gang, que le milieu du rock et tout spécialement celui féminin, grâce notamment à l’influence primordiale de leur leader, l’américaine Chrissie Hynde, une auteur, compositrice et chanteuse charismatique à la voix grave mais exceptionnellement exquise. Pourquoi ce petit historique récapitulatif, me direz-vous, concernant une autre artiste que celle indiquée ci-dessus ? Tout simplement parce que Sia, originaire d’Adélaïde et émigrée d’Australie vers l’Angleterre (elle a quitté son pays et est venue tout d’abord un certain temps à Londres, non pas au début des années 70 comme Chrissie mais au début des années 2000, où elle collabore en tant qu’interprète avec Zero 7 et coécrit pour entre autres Natasha Bedingfield et Christina Aguilera, avant d’aller s’installer à Los Angeles où elle s’est fait connaître grâce au net), a quasiment les mêmes capacités vocales, certes puissantes mais faussement désabusées, que sa célèbre consoeur et néanmoins illustre prédécesseur, même si sa musique se rapproche plus de la pop dégingandée que du vrai rock. Toutefois, cette songwriteuse de 35 ans se rattrape ailleurs, sur d’autres critères avec des arguments tous aussi percutants, tels que ses chansons entêtantes (Never gonna leave me délicatement évanescente), sensibles (I’m there toute en douceur) et chatoyantes (Hurting me now avec des sonorités de cloches), aussi prenantes qu’entraînantes (The fight avec son intro très world music), voire dansantes (The co-dependent qui donne vraiment envie de bouger) et même fiévreuses (Stop trying plutôt relevée) ; sa reprise de Oh father, composée par Madonna et réadaptée avec une similitude incroyable qui ne semble pas complètement fortuite ; sa belle voix profonde, à la fois puissante et envoûtante (Be good to me au son cristallin), pour ne pas dire ensorcelante (Cloud et ses envolées lyriques de toute beauté), avec un joli trémolo de basse tout en nuance (Bring night au chant impeccable) et ses chœurs spécialement harmonieux (You’ve changed) ; sans oublier son côté barré (Big girl little girl au timbre ondulant et à l’orchestration exotique) et son tempérament excentrique (admirez la pochette !) jusqu’à l’exubérance (il faut voir absolument ses clips, notamment Clap your hands, le premier single de son 4ème album, produit par Greg Kurstin – Red Hot Chili Peppers, Jason Mraz, Beck, Lilly Alen - !). Eh oui, la prolifique Sia, baignée déjà depuis sa plus tendre enfance dans une ambiance musicale (avec un père guitariste et une mère bassiste), ne semble pas vouloir se reposer en si bon chemin sur ses récents (et néanmoins glorieux) lauriers, obtenus grâce à son excellent précédent opus (Some people have real problems, sorti en 2009), mais on peut aisément dire que ce dernier, fort prometteur, prend la même route de la réussite évidente et pour le moins assurée chez cette artiste pleine de talents et d’inspirations ! A vous de juger sur pièce lors de sa tournée française, le 19 octobre à Lille, le 20 octobre à Lyon et le 1er novembre au Casino de Paris……
C.LB
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