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The Baseballs : Strike
le 28/06/2010
chez
Warner/WEA
La musique d’hier, certains groupes de reprises aiment bien la jouer dans une version typée manouche, d’autres la préfèrent dans un genre plutôt estampillé rockabilly ! Alors que les canadiens de Lost Fingers l’ont fait récemment en reprenant de grandes chansons françaises toutes réhabillées de guitares gypsies à la Django Reinhardt, les allemands de The Baseballs ont eux été plus portés par la pop et le R&B actuels aux accents rock bien prononcés d’Elvis Presley, avec la tonalité de l’époque et les déhanchements dansants de circonstance en plus. Incroyable mais vrai, à les écouter chanter harmonieusement avec le trémolo vocal adéquate, Sam, Digger et Basti, les 3 crooners berlinois de Baseballs, on a tout à fait l’impression que le King est ressuscité, revenu parmi nous pour remettre un peu au goût du jour son style d’antan inimitable, celui des années 50 ! Pas un morceau qui ne soit « voc’n’rollé » comme ils disent, chacun swinguant à souhait à travers des titres puisés au hasard des succès du moment. A vous maintenant de (re)découvrir ces hits réadaptés pour l’occasion et passés à la moulinette rock avec cuir, gomina, banane et rouflaquettes de rigueur ! Que ce soit Umbrella de Rihana, Love in this club de Usher, Hey there delilah de Plain White T’s, Bleeding love de Leona Lewis, Hot n cold de Katy Perry, I don’t feel like dancin’ des Scissors Sisters, Don’t cha des Pussycat Dolls, Let’s get loud de Gloria Estefan, Angels de Robbie Williams, Crazy in love de Beyoncé, This love de Craig Armstrong ou encore The look de Roxette, c’est un festival particulièrement joyeux de rythmes cadencés, emportés, saccadés, voire endiablés et même précipités, le piano de Jerry Lee Lewis par-ci, la contrebasse des Stray Cats par-là ! Pas facile effectivement de tous les reconnaître à la première écoute, mais à bien tendre l’oreille, on retrouve quelques refrains bien connus ! Si le jeu de ce petit retour sonore en arrière en vaut la chandelle personnellement, il faut espérer que les Baseballs et leur premier album ne soient pas juste qu’un gros coup marketing, vite écouté et vite oublié, un point c’est tout !
C.LB
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