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Sexy dance 3 : the battle 3D

Sortie  le  18/08/2010  

De Jon M.Chu avec Adam G.Sevani, Harry Shum Jr., Alyson Stoner, Rick Malambri, Sharni Vinson et Keith “Remedy” Stallworth


Fraîchement diplômé de la prestigieuse Université de New York, Moose fait équipe avec une bande de loyaux street dancers et, parmi eux, Luke et Natalie. Ensemble, ils vont se mesurer aux meilleurs break-dancers du monde...

C’est drôle cette habitude ou plutôt cette manie qu’ont les distributeurs en ce moment de faire de la 3D dès qu’une franchise a dépassé les 2 premiers volets (à succès ?) ! Le n°3 serait-il donc obligatoirement synonyme de lunettes en relief comme c’est le cas pour Resident evil 3, Spy kids 3, Piranha 3, Madagacar 3, L’âge de glace 3, Toy story 3 et, avec un peu de retard, Skrek 4 ?
Quoi qu’il en soit, nous voilà plongé dans la suite de Sexy dance 1 (tourné en 2006) & 2 (quant à lui en 2008), une série où les comédiens changent à chaque épisode (excepté Adam G.Sevani, présent dans le 2 !) sauf que l’histoire est équivalente d’un chapitre à l’autre. Vu les cadences infernales dans lesquelles ces derniers doivent se mesurer les uns contre les autres, exécutant rapidement danses, acrobaties, pirouettes et autres enchaînements chorégraphiés, on comprend mieux le remplacement ou bien alors le limogeage de certains participants, exténués ou jetant l’éponge après pareilles figures. Dans le scénario, il est toujours question d’affrontements et de rivalités entre 2 bandes rebelles plutôt douées, aussi talentueuses qu’ambitieuses, sur fond d’épreuves, de disputes, de mensonges, de trahisons et d’une love story, le tout dans des décors et lieux à peu près similaires à chaque fois (lofts, salles de répétition, boîtes de nuit et quelques extérieures telles que sur les toits de maisons new-yorkaises). L’esprit de Dirty dancing, de Footloose et de Save the last dance n’est pas très loin, assurément !
Ne cherchez pas : ici, pas de sombres mystères, ni de suspense haletant et encore moins d’intrigues particulières, que des bons et loyaux sentiments ainsi que de belles valeurs morales défendues ! Les gentils sont les danseurs au visage sympathique et à l’allure avenante (le beau gosse de service en prime !), alors que les méchants sont ceux qui ont la gueule de l’emploi et l’approche agressive de circonstance ! Côté dialogues, c’est la même rengaine existentielle, entre des phrases du style « la danse m’a sauvé » ou « je suis né pour danser » et celles du genre « je fais parti d’un tout » ou « il faut donner de l’espoir aux rêves ». Et pour la musique, nous avons le droit bien évidemment à une BO d’enfer qui résonne à nos oreilles, à grands coups de chansons à la mode et dans l’air du temps, dites aussi urbaines !
Seul le réalisateur Jon M.Chu est de retour après le 2 pour tenter à nouveau de nous en mettre plein la vue. Il y réussit parfaitement, d’autant que son film n’est truffé que de « battles », sorte de concours pour élire le « crew » (genre clan) le plus habile à danser moderne, c’est-à-dire façon hip-hop des rues. Les démonstrations sont certes impressionnantes, plus contortionnées les unes que les autres, mais se ressemblent d’un film à l’autre. Il semblerait d’ailleurs que ce type de réalisation générationnelle, format clip géant et sautillant, s’adresse plus à des connaisseurs, voire même à des spécialistes, qu’au commun des mortels.
Néanmoins, on se laisse prendre au jeu de cette fable moderne populaire très formatée, et à celui de ces acteurs capables de (presque) tout faire (jouer, danser et chanter) comme le pratiquait auparavant leurs « pères » spirituels, qu’ils s’appellent aussi bien Fred Astaire et Gene Kelly qu’Elvis Presley et Michael Jackson (avec un petit clin d’œil nostalgique à chacun d’eux en guise d’hommage) ! C’est la moindre des choses, vous ne croyez pas ? Et la 3D dans tout cela ? Ca, c’est une autre aventure…..

C.LB



 
 
 
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