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L’apprenti sorcier
Sortie
le 11/08/2010
De Jon Turteltaub avec Nicolas Cage, Jay Baruchel, Teresa Palmer, Alfred Molina et Monica Bellucci
Balthazar Blake est un grand sorcier vivant de nos jours à Manhattan. Il tente de défendre la ville contre son ennemi juré, Maxim Horvath. Balthazar ne pouvant y arriver seul, il engage alors, un peu malgré lui, Dave Stutler, un garçon apparemment ordinaire qui a pourtant un vrai potentiel pour devenir son apprenti. Le sorcier donne à son apprenti réticent un cours express sur l’art et la science de la magie et, ensemble, ces 2 associés improbables vont tenter de stopper les forces des ténèbres. Il faudra à Dave tout son courage et même davantage pour survivre à sa formation, sauver la ville et embrasser la fille qu’il aime…
Après L’assistant du vampire de Paul Weitz, voici maintenant L’apprenti sorcier avant que n’apparaissent inévitablement un jour l’apprenti magicien (déjà en format théâtral…pour enfants !) et pourquoi pas l’apprenti loup-garou ! La mythologie fantastique nous laisse espérer pas mal de versions cinématographiques du genre ! Et comme toute production de ce type qui se respecte, destinée à un public jeune, on a le droit comme d’habitude au même script de base, aux mêmes principes bien définis et aux mêmes règles narratives : un éternel ado plutôt normal, étudiant sérieux de surcroît style banal au look passe-partout, se retrouve propulser par coïncidence au centre d’une aventure qui oppose le bien et le mal, ainsi qu’une destinée qui va le dépasser, secondée par un mentor étrange qui va l’aider à affronter un (ou plusieurs) sinistre et féroce rival ayant lu (ou eux)i-même brisé une quelconque malédiction ou rompu une soi-disante trêve. Force est de constater que cette fois encore, l’histoire n’est pas plus originale ni plus passionnante et encore moins créative qu’une autre, mais néanmoins toujours aussi spectaculaire aux yeux de certains spectateurs (production Bruckheimer oblige !) ! C’est quasiment du pareil au même avec petit historique au début, poursuites rocambolesques ici et là, situations plus ou moins comiques par-ci, séquences émotions par-là, effets spéciaux à tire-larigot, dialogues limités voire répétés (« truc de dingue ») ou attendus (« détruire le monde »), et enfin combat titanesque final à grands renforts d’une surenchère pyrotechnique, le tout sur fond d’une BO omniprésente (à défaut d’être envahissante !). En un mot, de l’action somme toute prévisible ! Côté casting, ce n’est pas très nouveau mais ça a le mérite d’être clair dès le départ, sans nuance ni conviction : notre héros est un jeune physicien coincé et bien nigaud (Jay Baruchel, vu dans En cloque mode d’emploi, Tonnerre sous les tropiques, Million dollar baby et dernièrement Trop belle, qui parle avec une voix de canard – si, si !), son coach est un magicien fatigué – pour ne pas dire usé - et bien lourdaud (Nicolas Cage avec une longue tignasse, lui qui perd ses cheveux, comme dans Les ailes de l’enfer, pure produit estampillé Bruckheimer, et encore une – 3ème – fois derrière la caméra du réalisateur Jon Turteltaub qui nous a déjà pondu les 2 Benjamin Gates!), le méchant est cynique et bien costaud (Alfred Molina, abonné depuis peu à ce style de personnage comme dans Spiderman et récemment dans Prince of persia), et enfin la ou plutôt les belles qui sont un peu là en potiches de service (la jeune australienne Teresa Palmer, aperçue dans The grudge 2 et Histoires enchantées ; et la charmante Monica Bellucci, à peine présente, au moins autant que dans Dracula de Francis Ford Coppola, sa première apparition à l’écran !). Bref, c’est un peu toujours la même chose : quand un thème ou un scénario fonctionne bien au cinéma, il fait automatiquement des adeptes un peu partout, ce qui est tout à fait légitime, et irrémédiablement des petits, c’est-à-dire des copies (quasi conformes) qui profitent de la mode pour se faire eux aussi une petite place au soleil (surtout si ça peut rapporter gros !), c’est indéniable ! Ce nouveau drame fantastique en est la preuve irréfutable, ni meilleur ni moins bien qu’une précédente, juste une de plus, voilà tout ! Heureusement, la scène reprise pour ne pas dire inspirée, empruntée et même copiée à partir de la version animée de Fantasia – la fameuse danse des balais avec Mickey – est le seul petit clin d’œil sympathique et symbolique en hommage au grand Walt Disney. Et comme bien entendu, dans pareil cas de figure, on a le droit forcément à la même cible de spectateurs, entre autre des jeunes formatés, aficionados de mystère et de suspense mais avec rien d’effrayant ni d’horrible à la clé, et pourquoi pas d’un peu de sensibilité et autre futilité...
C.LB
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