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Repo men
Sortie
le 14/07/2010
De Miguel Sapochnick avec Jude Law, Forest Whitaker, Liev Schreiber et Carice Van Houten
Dans un futur proche, les hommes peuvent accroître leur espérance de vie en se faisant implanter des organes artificiels, qu'une équipe d'intervention est chargée de récupérer en cas de non-paiement, sans se soucier de la survie de la personne. Jusqu’au jour où l’un de ces hommes se fait implanter un nouveau cœur….
Si vous aimez en général le style bien saignant, genre boucherie à l’écran, vous allez être drôlement servi ! Pensez donc, une bande de tueurs, des repo men, à la solde d’une grosse entreprise de greffes d’organes qui les récupèrent directement, à même les clients quelque peu récalcitrants à payer, quand ces derniers n’arrivent pas à rembourser le crédit qu’ils ont du prendre pour les obtenir ! On vous rasure tout de suite, c’est bel et bien de la science-fiction mais alors quelle charcuterie pour y arriver et nous « baigner » dans cette ambiance plutôt glauque, pour ne pas dire très violente ! On peut juste constater que ces Repo men, de vrais nettoyeurs assermentés, n’y vont pas avec le dos de la cuillère, coupant allégrement la peau, saisissant adroitement l’organe impayé comme de vrais médecins professionnels, et le plaçant délicatement dans un container, prèt à être réimplanter sur un autre patient moyennant finance. Que ce soit un foie, un rein, un cœur, un pancréas ou un genou, la méthode est bien rodée et sans bavure, même si elle est particulièrement musclée et expéditive. Pour interpréter ces bouchers soumis qui ont pignon sur rue, rien de mieux qu’un casting prestigieux pour tenter de mieux faire passer la pilule : Jude Law et Forest Whitaker, plus Liev Schreiber pour jouer leur boss obnubilé par l’argent (« le crédit rapporte ! »). Fans de bastons, les 2 premiers passent leur temps de repos, dit aussi temps « mort », à se foutre sur la gueule comme de vrais gamins, histoire de s’entraîner un peu avant de passer véritablement à l’action, c’est-à-dire récupérer le précieux « bien » pour le compte de leur chère société. Et de l’action, il y en a quasiment toutes les 10 minutes, des tueries bien sanguinolentes sans la moindre baisse de régime pendant presque 2 h, et des opérations à cœur ouvert en bonne et due forme, sans aucun état d’âme ni la plus petite réflexion sur l’énormité de leur horrible besogne. Le problème, c’est qu’on ne croit pas une seconde à ce « curieux boulot », ni au fait que les protagonistes prennent une sorte de malin plaisir à le faire, comme si l’acte de tuer d’autres personnes faisait partie de leurs gènes, devenant chez eux comme une seconde nature. Sérieusement, quel genre de grandes valeurs morales et de belles pensées profondes peut véhiculer ce type de film qui fait la part belle à la dissection dans tous ses états ? Pas une image qui ne nous montre un torse ouvert ou bien un genou éclaté ou bien encore une carotide sectionnée, comme si la raison d’être de cette production (et toute première réalisation de son metteur en scène) était de nous donner quelques cours d’anatomie à la manière d’un écorché vif. On comprend mieux maintenant pourquoi ce thriller futuriste ne sort au cinéma que de façon très officieuse, appelée plus communément une sortie technique ! Non, il y a vraiment trop d’hémoglobine pour plaire au grand public et même aux spécialistes du genre, malgré une très courte apparition de l’un des sketches des Monty Phyton qui se trouve dans leur film Le sens de la vie : toute une image à bien méditer….
C.LB
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