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Oasis : Time flies...1994-2009
le 14/06/2010
chez
Epic/Sony music
Le groupe anglais phare des années 90 ou si vous préférez le « meilleur groupe planétaire de rock » n’a pas totalement disparu, loin de là ! Il est vrai que le fait d’avoir plébiscité Oasis de la sorte a pu déclencher autant de jalousie de la part des autres formations, que de prétention chez les 4 membres restants de ce groupe de Manchester pour le moins provocant, arrogant et décadant. Après avoir fait couler beaucoup d’encre dans les journaux à cause de leurs différentes mésaventures (leurs albums Standing on the shoulder of giants et Heathen chemistry n’avaient pas rencontré le succès espéré en 2000 et 2002), et autres brouilles et disputes (les frères Gallagher en pleine rivalité), plutôt que de leur musique, Oasis revient sur le devant de la scène avec un double best of récapitulatif de l’ensemble de leur carrière. Rien à voir avec Familiar to millions sorti en 2000, une double compilation de leurs meilleurs titres sous la forme d’un live enregistré pendant leur tournée mondiale 2000 et notamment au stade de Wembley ! Non, ici, les rois de la pop britannique nous offre 26 morceaux (+ un caché) qui les ont rendu célèbres : du rock prenant et endiablé, plein de déferlantes de guitares à foison ou en cascade, tour à tour cadencé (Roll with it, Whatever de plus de 6 minutes), bien soutenu (Live forever - avec des guitares à la Led Zeppelin -, The shock of the lightning), chargé (D’you know what I meen ?), percutant (Go let it out, Don’t look back in anger, The hindu times), matraqué (Lord don’t slow me down) et assourdissant (Cigarettes & alcohol, Some might say), voire même distordant (Shakemaker) ; ainsi que des ballades légères de toute beauté, un peu dans l’esprit des Beatles – leurs pères spirituels - (Stand by me avec des violons, All around the world, She is love, I’m outta time), à la fois douces, délicates et accrocheuses (Stop crying your heart out, Let there be love), traînantes (Who feels love ?), planantes (Falling down), mélancoliques et légèrement tristes (Songbird), progressives (Lyla), harmonieuses (Wonderwall), ludiques (The importance of being idle), et parfois lourdes (Supersonic). Bref, des compositions aussi nerveuses que lancinantes avec la voix gouailleuse et revancharde de son chanteur Liam Gallagher qui nous rappele sa fougue, sa force et sa hargne légendaires. Malgré le caractère démesurément atypique et l’attitude de star-system qui crache au visage des impératifs du marché et des réalités commerciales, Oasis signe encore une fois un greatest hits qui arrive à point nommé pour remettre juste un peu les pendules à l’heure avant la suite de leurs aventures médiatiques mouvementées et surtout leurs éventuelles prochaines nouvelles créations britpop (si il y a bien sûr !) qui, on l’espère, seront plus riches, plus inventives et moins besogneuses que leurs dernières productions. On le sait, même si Oasis est incapable de réellement égaler leur tout début discographique, il restera toujours cet énergique double bien condensé qui résonne sous un fracassant déluge sonique et une puissante tension électrique Et même si malgré tout, après 12 ans d’une belle carrière, on a l’impression qu’aujourd’hui leur navire est bel et bien sabordé à tout jamais, on peut tout de même croire et rêver à une reformation dans un avenir proche comme tout groupe incontournable qui se respecte, histoire de se remettre un peu au goût du jour vis-à-vis des générations à venir ! Saluons donc comme il se doit les enfants terribles de la musique anglaise…..
C.LB
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