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Ludo Pin : Le temps nous dira
le 17/05/2010
chez
Arrêtez Ecoutez
Ludo Pin, certes un drôle de nom mais qui va assez bien avec sa musique ! Souvenez-vous en 2008 de cet artiste français qui nous avait sorti un premier album peu conventionnel, assez nostalgique et légèrement expérimental, fait de bric et de broc musical plutôt chatoyant et original. Il nous revient 2 ans plus tard avec un nouveau disque : cette fois-ci, ne vous attendez pas à un opus complet de 12 titres comme le précédent mais seulement à 5 tmorceaux, sorte de mini-galette plus ou moins autoproduite ! Mais là, quelle déconvenue, quelle déveine et surtout quelle déception : autant on avait apprécié le premier qui laisait présager quelque chose d’un peu excentrique, voire d’assez iconoclaste, autant celui-ci ne marquera pas vraiment les esprits ou du moins ne fera pas date ni recette dans l’histoire de la musique française. En effet, sa musique pop/electro a beau être relativement colorée, tour à tour synthétique (le new-waveux Le temps nous dira, quelque peu mécanique), mélancolique (le mélodieux Il est probable que, tout en douceur avec en plus la participation d’Ariane Moffati dans les chœurs et tant que coréalisatrice), et frénétique (le sautillant Les goûts et les couleurs au rythme chargé), ses textes sont moyennement poétiques et sa voix ne suit pas ou si peu. Sans véritable exigence ni réelle nuance, limite passable, à côté de la plaque et par moment lymphatique, manquant d’envergure et plus parlée que chantée (notamment sur Calme plat), voire même mal interprétée comme en totale décalage (tel que sur A qui ? à l’ambiance désabusée), il semble que cet auteur et compositeur autodidacte ne se soit pas trop foulé au final ! Ca ressemble certes à du Bruno Carone (ex-parolier d’Etienne Daho et chanteur de savoureux singles aussi joyeux que comiques), mais ça n’en est pas moins un sous-produit paresseux, bidouillé et peu humoristique, que Ludo nous offre aujourd’hui. On a la nette impression que cette nouvelle production enfantine, aux sonorités éthérées plus ou moins primesautières, a été concoctée un peu à la va-vite, pour ne pas dire enregistrée dans la précipitation, histoire de marquer de sa présence la scène hexagonal après un petit moment de répit et quelques concerts ici et là. D’ailleurs, à ce sujet, il sera le 4 juin au festival Le Hallian en première partie de Nicolas Jules, et les 10 et 17 juin à la galerie Issue de Paris dans un mini showcase. Néanmoins, « Il est probable que » « le temps nous dira » si nous avions raison ou pas dans « les goûts et les couleurs » de ce artiste car pour le moment, c’est plutôt « calme plat » !
C.LB
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