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Toni Braxton : Pulse
le 03/05/2010
chez
Atlantic/WEA
Si vous ne le savez pas encore, Toni Braxton est devenu la grande prêtresse du mouvement pop et R&B aux Etats-Unis dans les années 90, juste derrière les plus représentatives de toutes les divas de ce style musical, entre autres Anita Baker, Chaka Khan et Whitney Houston (à l’époque bien sûr pour cette dernière !). Après 5 albums certifiés multi platine (plus de 50 millions d’exemplaires vendus dans le monde) et récompensés par plusieurs Grammy Awards (elle en a remporté 5 entre 93 et 97), Toni Braxton a pris un peu de recul face à la concurrence (8 ans depuis More than a woman, sorti en 2002), avant de se lancer à nouveau dans une nouvelle aventure discographique. Et qui dit nouvelle galette dit aussi nouvelle maison de disque et nouveaux producteurs : adieu donc les légendaires Antonio « L.A. » Reid et Kenneth « Babyface » Edmond de chez LaFace Records, distribué par Arista (comme Whitney Houston d’ailleurs !) et bonjour Craic Kallman et Vincent Herbert chez Atlantic ! Cette fois, Toni Braxton nous offre enfin un 6ème opus dans lequel elle s’est un peu impliquée dans l’écriture de certaines chansons. Avec sa voix immédiatement reconnaissable, elle nous a concocté un album certes sensuel et groovy à souhait mais plus chaloupé que les précédents. En effet, ce disque très personnel est essentiellement composé de ballades savamment dosés, certes un peu mélancoliques mais néanmoins de toute beauté, aussi majestueuses que profondes, aussi prenantes qu’ensorcelantes, et aussi douces que nuancées. Pour cela, il suffit d’écouter l’envoûtant Yesterday, le subtil Hands tied, le mélodieux Wardrobe, le romantique Hero (avec un orchestre conséquent !), le simple No way, le délicat Pulse ou encore le beau Why won’t you love me (avec des chœurs masculins). A part le saccadé Make my heart plutôt entraînant et le sautillant Lookin’at me assez percutant, l’ensemble est une suite de « slows qui tuent » tout en douceur, fort harmonieux et subtilement arrangés. Fini donc, apparemment, le hip-hop coléreux ou la chanson d’amour soul/funk très gaie, et place à d’incontournables joyaux mélodiques tous aussi précis et précieux les uns que les autres. Ce n’est peut-être pas nouveau de chanter l’amour, la passion, la déchirure aussi, mais c’est bel et bien dans l’esprit des interprètes américaines d’aujourd’hui : à croire qu’elles veulent absolument nous transmettre un message d’amour sous toutes ses formes possibles, en y mettant tous les moyens et les arguments qu’elles ont à leur disposition ou en leur pouvoir !
C.LB
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