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The Rolling Stones : Exile on Main Street
le 17/05/2010
chez
Polydor/AZ/Universal
Que n’a t’on pas déjà entendu, écrit ou vu (Four flicks en 2003 et Brian Jones & The Rolling Stones de Richard Driscoll en 2006) sur le groupe de rock le plus célèbre du monde ? Il faut remarquer que les Rolling Stones, formation légendaire et composée entre autre aujourd’hui de 2 quinquagénaires (Mick Jagger et Keith Richards) ainsi que d’un sexagénaire (Charlie Watts) - devenus des papys respectables et même anoblis -, a affronté bien des périples, a su résister à toutes les modes musicales, et a réussit à garder la forme et l’énergie nécessaires après un règne presque « sans partage » de 40 ans de bons et loyaux services à la musique rock anglaise. C’est qu’on ne décroche pas de sitôt lorsqu’on a à (sup)porter un tel titre de grandeur et une ribambelle de performances autant discographiques que scéniques ! Mais l’histoire d’un groupe comme celui-ci, aussi important soit-il, peut aussi révéler d’autres surprises, notamment la réédition de l’un de leur disque majeur, le mythique Exile on Main Street. En effet, ce dernier était sorti à l’origine avec seulement 18 titres (et non des moindres tel que le fameux tube Tumbling dice) : les voici à nouveau mais cette fois remasterisés, plus un CD bonus composé de 10 morceaux inédits, le tout dans un format deluxe 2 CD. Il faut préciser que les circonstances exceptionnelles entourant à l’époque l’enregistrement de cet opus ont grandement affecté le contenu du disque, une œuvre profonde, influencée par l’instabilité socio-politique ayant marquée la fin des années 60 et le début des années 70. À sa sortie, il y a presque 40 ans, ce disque a innové en mêlant les genres musicaux, les instruments et même les artistes pour créer un fascinant chef-d’œuvre. Cette réédition comporte donc10 titres, enregistrés à l’époque d’Exile, mais qui n’ont été découverts que récemment, produits par Jimmy Miller, The Glimmer Twins et Don Was. Le double album original de 18 titres a été enregistré en plusieurs fois dans divers endroits, dont les studios Olympic à Londres, Nellcote, le manoir de Keith Richards en France (relaté dans le livre Nellcote de Robert Greenfield), et Los Angeles, dont la véritable “Main Street” (rue principale) a donné son nom à l’album. Raison de plus pour (re)découvrir un bon nombre de ces blues/rock aussi cadencés qu’entraînants, bien typiques des Stones (Rocks off ; Shake your hips ; Happy ; Stop the breaking down ; Soul survivor – plus une autre version - ; Plundered my soul – le premier single inédit -), souvent échevelés (Rip this joint ; Torn & frayed ; Turd on the run ; All down the line) ou bien alors dans un rythme plus mid-tempo (Casino boogie ; Sweet Virginia) et parfois épurés (Sweet black angel ; Shine a light), voire lourds (Ventilator blues), bastringues (Loving cup ; I just want to see his face) et déglingués (Let it loose). Il en va de même pour les « nouveautés », qu’elles soient saccadées (Dancing in the light ; Good time women), relevées (l’intrumental psychédélique Title’s à la Shadows), syncopées (Pass the wine), mélodieuses (Following the river), lancinantes (I’m not signifying) ou encore traînantes (So divine). Sachez qu’Exile on Main Street, considéré en 1972 comme l’un des meilleurs albums de l’histoire du rock’n’roll et aussi l’un des plus importants de la discographie des Stones, a rassemblé tout un panel de talents dont Dr. John, Billy Preston, le pianiste Nicky Hopkins et Mick Taylor, le guitariste qui a remplacé Brian Jones dans le groupe peu avant sa disparition prématurée à 27 ans en 1969 (suicide ou meurtre ?). Voilà enfin une belle occasion de faire plaisir aussi bien aux fans qu’aux néophytes, et un bon moyen d’écouter au grand jour les « raretés » d’un groupe très tendance, devenu le plus grand du monde encore vivant ! P.S. : il existe aussi un coffret super deluxe incluant également un vinyle, un documentaire DVD de 30 minutes avec des extraits de Cocksucker Blues, Ladies and Gentlemen… the Rolling Stones, Stones in Exile et un livret collector de 50 pages contenant des photos de l’époque d’Exile.
C.LB
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