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Ellie Goulding : Lights

le  14/06/2010   chez Polydor/AZ/Universal





Quoi de neuf du côté des nouvelles artistes fraîchement débarquées d’outre-Manche chez nous ? Tiens, une jolie frimousse de blonde peroxydée à la chevelure étincelante, genre Lolita qui se veut fatale, de surcroit chanteuse, auteure et compositrice, au filet de voix tour à tour acidulé et enfantin, qui pourrait bien séduire les ados. Et dire que cette anglaise de 22 ans, n°1 des charts albums en Angleterre et prix des critiques aux derniers Brit Awards et BBC Sound, n’est autre qu’Ellie Goulding, une chipie pop, aussi délurée qu’espiègle, défroquée du folk, qui a fait le grand écart en se reconvertissant en nouvelle affoleuse des dancefloors !
Car, côté musique, rien n’est inventé : c’est vraiment du préfabriquée sur mesure, formatée pour bouger légèrement le popotin, et ciblée pour plaire au plus grand nombre. Si son timbre vocal plutôt sensible de petite fille sensuelle à la Kate Bush peut assurément attirer quelques connaisseurs en la matière, il n’est pas sûr qu’on puisse en dire autant des compositions qui se suivent à la même cadence et se ressemblent (presque) toutes.
A part Guns and horses et The writer, 2 ballades folk accrocheuses, à la fois douces, bien dosées et plutôt engageantes, le reste n’est que rythme electro/pop syncopé (Everytime you go ; I’ll hold my breath), voire saccadé pour le moins dansant (Starry eyed), effets synthétiques en tout genre (Wish I stayed ; Salt skin), et voix avec écho (This love) ou bien trafiquée (Your biggest mistake), souvent couverte par une instrumentation entêtante bien rentre-dedans (comme en atteste Under the sheets).
Trop de traficotages « mécaniques » et tripatouillages studio tuent les morceaux, au point qu’on se demande ce qu’il reste d’intéressant au final chez Ellie Goulding : une belle interprétation cernée par des distorsions orchestrales, des envolées planantes et des chœurs en sup, le tout un peu trop (omni)présents. Bref, un pur produit marketing destiné aux radios « d’jeunes » et aux boîtes de nuit ! Allez Ellie, encore un petit effort pour éviter de trop ressembler à ces Lily Allen et autres clônes à paillettes de passage…..
P.S. : en concert le 18 mai à l’Olympia (en première partie de Sia).

C.LB



 
 
 
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