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Katie Melua : The house
le 25/05/2010
chez
Dramatico/Naïve
Comment peut-on avoir autant de talent vocal et de beauté physique à la fois ? C’est insolent, voire même insultant pour les autres artistes de sa génération ! Manquer à ce point de tact vis à vis de ces chanteuses peut devenir un handicap dans ce métier où les croches en jambe et les mauvaises langues pullulent à volonté. Pas pour l’anglaise Katie Melua qui a l’air bien armée pour affronter n’importe quel détracteur ou envieux dans ce milieu, elle qui vient d’avoir 25 ans (elle a débuté à l’âge de 18 ans), qui a remporté le Golden Camera Award (dans la catégorie Artiste pop international en 2007) et qui a déjà vendu plus de 9 millions d’albums dans le monde, notamment avec Pictures sorti il y a 3 ans ! Et puis, que voulez-vous, quand certains ont la chance de posséder ses 2 merveilleux atouts, il faut bien s’en servir de manière subtile et avantageuse, non ! C’est tout à fait le cas de Katie Melua qui nous offre ici un 4ème album évolutif mais toujours aussi surprenant et pertinent, tour à tour organique, minimaliste et cette fois légèrement électronique (merci au producteur William Orbit !), un mélange judicieux qui alterne mélodies sobres très soignées et ballades harmonieuses fort soyeuses sur fond de textes romantiques, le tout dans une atmosphère à la fois tendre, sensible et délicate (I’d love to kill you, épuré à la guitare ; Red balloons, plutôt lent), parfois mélancolique (A moment of madness, nonchalant et passéiste, genre années 50) ou planant (The house aux chœurs aériens), quelque fois tournoyante (Tiny alien dans le style pop/folk), même cadencée (Plague of love quelque peu enlevé), et souvent dansante (The flood, qui va crescendo ; God on drums devil on the bass, plein d’effets electro distordants, voire un peu déjantés). Il est vrai que son timbre vocal haut perchée et pour le moins unique, aussi suave que nuancé avec des envolées lyriques de toute beauté (un peu dans l’esprit de Kate Bush d’ailleurs !), y est pour beaucoup, tour à tour attachant et envoûtant (The one I love is gone, une reprise de Bill Monroe avec des intonations guitaristiques bluegrass à la Ry Cooder), pénétrant et enveloppant (No fear of heights, sur fond de violons), reconnaissable entre (presque) tous grâce à son trémolo singulier (notamment sur A happy place et Twisted), capable aussi de vous bercer avec une très grande douceur. Cette auteure, compositrice (elle a écrit la quasi-totalité de 12 titres) et guitariste britannique, il faut le dire plutôt précoce, semble avoir tout compris des subtilités à apporter à ses compositions pour donner le plus d’émotion et d’enthousiasme possible à chacune de ses interprétations. Pour faire naître cette ambiance toute particulière, elle privilégie la simplicité, c’est-à-dire essentiellement la guitare et la voix. Bref, ce disque possède une musicalité originale et une profondeur de sentiments plutôt rares chez une jeune artiste de son âge, mais son phrasé intime et sensuel fait resurgir sa personnalité toute entière sur chaque titre. En résumé, un gage de réussite comme de notoriété évident qui confirme cette jeune femme révélée dès 2003 ! Raison de plus pour ne pas louper sa tournée française en octobre prochain (Bordeaux le 16, Marseille le 18, le 19 à Lyon, le 21 à Lille, le 22 à Rouen, le 9 novembre à Strasbourg), et entre autres ses 2 concerts à Paris les 24 et 25 octobre à l’Olympia.....
C.LB
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