| |
Bébés
Sortie
le 16/06/2010
De Thomas Balmès avec pour la première fois à l’écran Ponijao, Bayarjargal, Mari et Hattie
4 pays, 4 bébés, de la naissance aux premiers pas. Ils s’appellent Ponijao, Bayarjargal, Mari et Hattie, et vivent en Namibie, en Mongolie, au Japon et aux Etats-Unis. Bébés nous plonge simultanément au cœur des cultures très différentes et saisit les moments les plus émouvants, drôles et insouciants, uniques et universels, des premiers mois de la vie. Une heure trente d’aventures, d’action, d’humour et de cascades….
On pourrait croire à juste titre que ce nouveau documentaire fait suite au film de Gilles de Maistre, Le premier cri, sorti en 2007, qui traitait de femmes enceintes issues du monde entier, filmées dans un intervalle de 48h et dont le destin se croise dans un moment unique et universel : la mise au monde d’un enfant. D’ailleurs ici, le début fait en quelque sorte un lien avec ce dernier, se concentrant plus particulièrement, juste après la naissance de 4 charmants bambins, sur leur « émancipation », et notamment leurs réactions devant les multiples expériences qu’ils vont rencontrer. « Autres cultures, autres mœurs » pourrait-on logiquement penser et normalement dire ! En effet, on s’imagine que ces nouveaux-nés, qu’ils soient africains, asiatiques ou américains, vont chacun s’émanciper, réagir et s’accrocher à la vie de manière différente, voire originale pour certains alors qu’il n’en est rien. Quelque soit l’endroit où ces « nouveaux venus » se trouvent, ils sont tous pareils, identiques devant l’Eternel et autant dans leurs nombreux faits et gestes. Qu’ils vivent au nord, au sud, à l’est ou bien à l’ouest, les mêmes expressions se retrouvent, les mêmes actes se répètent et les mêmes sens sont en éveil comme partout ailleurs, parcourant à 4 puis sur 2 pattes leur environnement proche, mâchouillant ce qui passe à portée de main, jouant avec ce qui se trouve sur leur chemin, balbutiant des syllabes ou onomatopées entendues ici et là, et s’affrontant gentiment dans des rapports de force de leur âge. Sans aucun dialogue (sauf celui des parents à leurs rejetons) et avec très peu de musique en bande son (juste 2 petites chansons sautillantes genre comptines), ce documentaire assez mignon et plutôt intimiste fait la part belle aux images qui, dans l’ensemble, se passent de commentaires. Finalement, il y a peu de contrastes, sauf peut-être ceux que l’on découvre chez d’autres populations (pour ne pas dire peuples) éloignées, ainsi que l’intérêt que l’on porte à leurs cultures diverses et variées, comme par exemple en plein désert de Namibie où les bébés sont lavés à la langue maternelle (si ce n’est celle du chien !), bref, léchés faute d’eau, et rasés au couteau faute de coiffeur à proximité. En résumé, rien de bien transcendant sous n’importe quelle latitude que l’on soit, ni de vraiment insolite que l’on ait déjà vu auparavant (entre autre cette sage femme qui enveloppe de plusieurs couches de linges superposés et bien ficelés un bébé nomade du Grand Nord), si ce n’est sans doute le plaisir et la joie de sourire comme de rire à nouveau à quelques mimiques bien typiques et à quelques situations bien connues dans cette grande quête et découverte du monde environnant. En un mot, une simple leçon d’existence, tout naturellement !
C.LB
|