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The Jazz Fusion Years : 1 & 2
le 17/05/2010
chez
Columbia/Sony music
Quand on parle de jazz fusion, on ne peut s’empêcher de penser indéniablement à son grand investigateur, le génial trompettiste Miles Davis qui s’amusa à mélanger des éléments venus du jazz avec ceux provenants du funk et du rock. Précurseur dans ce courant musical fort attrayant qui débuta au début des années 70, il a emmené dans son sillage bon nombre de ses collaborateurs, ainsi que d’autres musiciens et formations de l’époque, que ce soit par exemple Stanley Clarke, le regretté Tony Williams, Chick Coréa (que l’on retrouvera dans le groupe Return To Forever), Wayne Shorter (lui dans Weather Report), Herbie Hancock (ainsi que lui dans The Headhunters), ou bien encore John McLaughlin (et quand à lui dans Mahavishnu Orchestra). A travers cette double compilation, sorte de best of incontournable en hommage à tout ce beau monde (inclus le mythique Miles), ainsi qu’à beaucoup d’autres qui ont marqué à jamais ces belles années d’une créativité bouillonnante, on retrouve une sélection exceptionnelle de 24 morceaux, pour la plupart des standards du genre, qui ont bercé, voire marqué irrémédiablement une bonne partie des seventies. Impossible de ne pas reconnaître au passage l’entêtant Birdland de Weather Report, hit archi-connu à la fois sublime et envoûtant ; le superbe Schooldays de Stanley Clarke, aussi bien à la basse groovy qu »au chant mélodieux ; et le nonchalant The beauty and the beast de Wayne Shorter dans un esprit exotique brésilien qui influença Claude Nougaro pour une de ces reprises adaptées en français ! Il serait difficile d’énumérer tous ceux qui sont présents ici (le guitariste surdoué George Benson au touché si caractéristique, l’autre grand guitariste Jeff Beck au très beau jeu également, le bassiste Jaco Pastorius au doigté exceptionnel, le soliste John Scofield, sans oublier l’indémodable Devadip Carlos Santana qui nous sert un exercice de style d’impro libre virant plutôt au rock distordant), mais sachez que ce choix riche et judicieux, loin d’être exhaustif, permettra autant aux puristes qu’aux amateurs de savourer et de se rémémorer comme il se doit cette période avant-gardiste pour le moins fulgurante qui dépoussièra et changea incroyablement la perception qu’on pouvait avoir du jazz dit « classique » au connotations « vieillottes » !
C.LB
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