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Fictionplane : Sparks
le 10/05/2010
chez
Roadrunner records
Difficile d’être le fils de son père, d’autant plus si celui-ci est une énorme star internationale, quand on veut aborder la même carrière que lui, du moins envisager de prendre le même chemin ! C’est ce qu’a dû se dire plusieurs fois Joe Sumner, chanteur, compositeur et bassiste du groupe anglais pop/rock Fictionplane, et « accessoirement », fils de Sting, ex-futur The Police. Né en 1978, au moment où son père débutait en sortant notamment son premier album avec ses 2 autres compères, Stewart Copeland et Andy Summers, Joe Sumner (rien à voir donc avec ce dernier !) n’en a pas moins renié ses origines ni oublié que son paternel pouvait lui ouvrir quelques portes comme celles de ses premières parties de concerts qu’il s’est d’ailleurs empressé d’accepter. Présent donc les 29 et 30 septembre 2007 au Stade de France lors de la tournée mondiale de Police ressuscité, le trio de Fictionplane a prouvé qu’il pouvait faire bonne figure, tenir la barre sans problème et surtout la dragée haute vis-à-vis des mauvaises langues (fils à papa ; pistonné !), notamment avec un second disque digne de ce nom sorti juste avant ces 2 imposantes prestations scéniques, Left side of the brain, qui a su attirer l’attention du public français avec le titre Two sisters. Les voilà donc de retour avec un 3ème opus énergique, tout aussi fringuant, puissant et entraînant que le précédent, ponctué de 11 titres plus rock que jamais, sur fond de voix déchainée (surtout sur Two sparks), de chœurs harmonieux (comme sur Russian LSD) et de riffs de guitares affolés (à défaut d’être affolants), aussi bien soulignés qu’appuyés. Que ce soit You know you’re good, genre hymne punk fédérateur tout comme Tommy, lui aussi un peu barré ; Push me around, très mélodieux ; ou encore Talking, bien enfoncé ; Revenge, plutôt déjanté à la limite du matraqué, c’est un concentré de rock qui n’a rien à envier aux meilleures productions du moment (ici, c’est à nouveau celle de Paul Corkett qui a travaillé entre autres avec Björk, Radiohead et Tori Amos, et qui était sur le précédent album studio du groupe). Les autres morceaux ne sont pas en reste, loin de là, à la fois pénétrants et envoûtants (Out of my face ; Humanoïd, dans l’esprit de U.2), doux et nuancés (Zero), mélancoliques et délicats (Denied). Bref, un « lourd » héritage musical qui ne semble pas plus encombrant qu’un autre ! Vous qui êtes toujours à l’affût de nouveautés maîtrisées qui tiennent bien la route, aussi puissantes qu’intenses, à la fois bien dosées et parfaitement arrangées, vous savez ce qui vous reste à faire….
C.LB
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