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Lili Ster : La castafiore
le 26/04/2010
chez
Lez’Art music/EMI
N’allez surtout pas croire que vous avez à faire à la sœur ou bien à un clône de Lily Allen, d’autant que cette dernière est anglaise alors que la première, Lili Ster, est française ! Non, le seul point commun éventuel, c’est que ses 2 artistes composent, écrivent et interprètent de la pop et pour Lili, plus dans un esprit bluezy et même jazzique que sa consoeur. Avant que celle-ci n’espère vendre autant que l’anglaise (plus de 2,5 millions d’albums !), attardons-nous un peu sur son premier opus en écoutant tout d’abord l’ensemble de ses 14 titres ! A première vue, pardon, ouie, Lili Ster s’est amusée à nous concocter des chansons swinguantes plus ou moins rétro, voire music-hall, avec son timbre vocal sensuel et acidulé, ainsi que des textes percutants et souvent corrosifs. Des ballades bluezy et groovy tour à tour mélodiques et pétillantes (la cadencée Si tu pars, avec de beaux chœurs), nonchalantes et espiègles (la saccadée Tombé sur moi, avec la présence d’une trompette), très souvent épurées soit avec la voix fragile presque seule (la rythmée L’homme à plumes, avec l’intro a cappella) soit avec le piano quelque peu retenu (la posée Je voudrais ; la lente Relax, une reprise de Mika avec orgue, différente de l’original) ou bien alors bien en avant (la saccadée Les allumeuses), un peu folk (la mélancolique Ame sensible ; la chaloupée Elle est seule avec banjo), mélancolique (l’harmonieuse Pas du même monde) et bastringue (la sautillante Electric boy, presque parlée), genre fanfare ou comptine (la tournoyante Mlle Shy ; l’instrumental La sauterelle type intermède), et parfois même jazz (la cadencée La castafiore avec claquements de doigts, dans l’esprit Nina Simone ; la lancinante G&G pas, au xylophone). Vous l’aurez donc vite compris, Lili Ster est une artiste plein de talents, éclectique et diversifiée, qui a baigné autant dans la chanson française que dans le jazz et le hip-hop, en grande partie due à ses rencontres diverses et variées : Ludovic Bource (Alain Bashung), DSL, Christophe Minck (Air, Katerine,…) et repérée par la DJ Béatrice Ardisson. Voilà donc un premier opus primesautier fort méritant et bien abouti, certes quelque peu débridé et irrévérencieux parfois, mais néanmoins sensible et très personnel, et cela quelque soit le morceau choisi, aussi léger que dansant, aussi teigneux que dynamique, d’où se dégage une véritable énergie communicative ! Ce n’est pas pour rien d’ailleurs si l’une de ses compositions, Si je défaille, s’est retrouvée sur la comédie musicale Mozart…. P.S. : Si cela vous chante, ous pourrez retrouver Lili Ster au Tremplin Chorus Haut de Seine les 18 et 24 mars prochain, puis en concert sur Paris jusqu’à la mi-avril.
C.LB
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