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Les Rochambelles
le 25/09/2026
au
théâtre Michel, 38 rue des Mathurins 75008 Paris (du mercredi au samedi à 19h et dimanche à 15h30)
Mise en scène de Merryl Beaudonnet et Charlotte Bigeard avec Caroline Archambault ou Tadrina Hocking, Damien Bellard, Merryl Beaudonnet, Franck Gervais, Déborah Chantob, Marie Benati, et Aurélia Poirier ou Charlotte Bigeard écrit par Valérie Dermay
Le théâtre se devait bien un jour de rendre un vibrant hommage aux femmes « soldats », notamment les Rochambelles qui ont réellement combattu mais à leur manière et avec leurs moyens lors de la Seconde guerre mondiale. Cet honneur qui leur est rendu ici, fort mérité et enfin dévoilé au grand jour, est celui d’une poignée de jeunes filles volontaires (dans tous les sens du terme !) – 5 sur scène mais à l’époque, elles étaient une trentaine –, toutes dévouées et prêtes à s’engager pour aider comme elles le pouvaient, quitte à monter au front quand les circonstances les en obligeaient au mépris du danger. Cette histoire véridique, racontée par l’une d’entre elles (Jacqueline), permet de découvrir comment elles se sont « acclimatées » aux dures réalités du conflit, face à leurs supérieurs hiérarchiques (« je veux de l’ordre, de la rigueur et de la sueur ») comme à leur entraînement militaire (au même titre que celui des hommes), ainsi qu’à leur place en pareille situation (s’imposer tout en se faisant respecter dans un univers exclusivement masculin). Cette première unité d’ambulancières françaises incorporée à la 2ème division blindée de Leclerc, qui débarqua en Normandie et alla jusqu’à la libération de Paris (voire même plus loin pour certaines), n’a finalement fait que son devoir. S’il est un peu difficile de s’imaginer, sur les planches plutôt restreintes du théâtre Michel, les véritables circonstances qu’elles ont enduré, on est surpris de voir la mobilité avec laquelle elles passent d’une saynète à l’autre grâce à un décor (une baraque de campement) amovible suivi de changements de personnages comme de tenues. C’est enlevé, avec des comédien.ne.s enthousiastes, à la fois attachants et touchants, entre camaraderie, espiègleries et drames, rapprochements, soutiens et engueulades. L’humour n’est pas absent, un moyen comme un autre de dédramatiser l’atmosphère dans laquelle ces femmes courageuses, incroyables combattantes de l’ombre, ont baigné durant tant de mois !
C.LB
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