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Familia non grata (jusqu’au 4 octobre)
le 18/09/2026
au
Funambule Montmatre 53 rue des Saules 75018 Paris (du jeudi au samedi à 19h et 21h et dimanche à 18h ou 20h)
Mise en scène de Sarah Zaher avec Capucine Chappey, Edith Cottin-Besson, Ridha Djoudi, Noémie Martin, Geneviève Menard, Laura Paoletti, Alix Philippot, Mélina Pouchouw, Hannah Roux-Brion et Sarah Zaher écrit par Capucine Chappey, Edith Cottin-Besson, Ridha Djoudi, Noémie Martin, Geneviève Menard, Laura Paoletti, Alix Philippot, Mélina Pouchouw, Hannah Roux-Brion et Sarah Zaher
« La famille, c’est compliqué mais faut que ça reste grandiose ». C’est par cette affirmation que débute le spectacle « Familia non grata », initié par le collectif « Les Défroissé.e.s ». Le spectateur est ainsi prévenu : on va y explorer l’univers de la famille quelqu’en soit son acception - couple féminin en attente d’un heureux évènement (mais l’est-il vraiment finalement), emprise d’une ex, goûter en famille interrompu par un évènement totalement improbable, rencontre de deux femmes apparemment cousines se remémorant un tonton tellement gentil, trop gentil peut être. Dans une série de saynètes sans aucun autre fil rouge que l’exploration de la famille - ce thème fétiche des œuvres de fiction -, le collectif a apparemment fait un inventaire de toutes les situations mettant en jeu les dysfonctionnements et les tensions, bref toute ce qui rend la famille aussi insupportable que dramaturgiquement intéressante. Dans son travail de recherche de ce type de situation, on imagine que la metteuse en scène Sarah Zaher a tenté de déployer toute une palette d’intentions de jeu, de styles : dramatique, comique, parfois loufoque. Et c’est vrai que le public, critique inclus, la suit sur certaines scènes, à l’exemple de celle clôturant le spectacle dans laquelle un couple revisionne son film de mariage en scrutant des détails et en relisant leur vie dix ans après. Il y a en effet de l’imagination dans « familia non grata ». Même si l’on regrette que certaines situations fortes en comique ne soient pas exploitées jusqu’au bout. Alors, pour trouver une tentative d’explication à ce bel exercice inachevée, on constate que toutes les comédiennes et comédien n’ont pas le même niveau. Et, s’il n’y avait qu’un plaisir à tirer de ce spectacle dont on sort un peu frustré, ce serait celui de voir émerger quelques comédiennes en devenir. On l’a écrit plus haut : ce spectacle se regarde sans déplaisir, juste avec une légère déception, comme un gout de trop peu, là où il aurait fallu être débordant.
Eric Dotter
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