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Singin’in the rain - en version originale (anglais) jusqu’au 10 janvier 2027
le 19/09/2026
au
théâtre du Lido, 116 avenue des Champs-Elysées 75008 Paris (du mardi ou mercredi au samedi à 20h, et dimanche à 15h)
Mise en scène de Robert Carsen avec Ashley Day, Maddie Waller, Charlie Waddell, Natasha O’Brien, Julius D’Silva, Russell Wilcox, Daniele Coombe, des danseurs et même Ralph Fiennes (« the man on the screen ») écrit par Betty Comden et Adolph Green
On s’était dit et, sans doute, juré que le célèbre film musical américain de 1952 du même nom, avec notamment Gene Kelly – et Debbie Reynolds ainsi que Cyd Charisse en danseuse ! –, ne remplacerait jamais n’importe quelle adaptation possible dans notre inconscient collectif voire universel. Mais voilà, il a suffi que le canadien Robert Carsen (entre autres My fair lady) décide de mettre en scène ce chef-d’œuvre cinématographique – parmi les 5 meilleurs films « made in America » –pour que notre jugement change d’avis. Non content d’investir la sublime salle du Lido parisien, il fait jouer, chanter, danser et faire des claquettes à une trentaine de comédiens dans la même veine que le déroulement du film, réussissant l’exploit – une véritable prouesse technique en soi ! - de faire pleuvoir sur les planches de ce nouveau théâtre pour l’inoubliable séquence du chant sous la pluie, le mythique « Singin’in the rain ». Raconter l’histoire de quelques acteurs des années 20 qui vont passer plus ou moins bien du film muet au cinéma parlant, à grands renforts de décors (escamotables et sur roulettes qui donnent de la profondeur), de projections (diffusés sur écrans géants), de costumes (pas moins de 240 tenues différentes), de chorégraphies (éblouissantes et dignes des productions hollywoodiennes d’antan, toute proportion gardée bien sûr !), et d’un orchestre (cette fois-ci installé au balcon du Lido), était un risque à prendre quand on connaît les difficultés que rencontrent certains théâtres à imposer ou, du moins à faire durer leur programmation. Mais on peut dire que le jeu en vaut la chandelle lorsque l’on voit comment a été transformé cet ancien « cabaret » en machine à produire des spectacles plus incroyables et plus fous les uns que les autres. Le mérite en revient également à la troupe d’artistes – pour la plupart anglais – qui sévit chaque soir – et quelques mâtinées – dans ce lieu totalement approprié pour recevoir autant de personnes sur scène. On est subjugué de voir comment tout ce « barnum » arrive à se mettre en place et à se synchroniser d’un enchaînement à l’autre sans anicroche ni baisse de régime. Et puis, surtout, on ne peut pas s’empêcher en sortant du Lido de fredonner les fameux standards de cette comédie musicale indémodable devenue des classiques (« Make’en laugh », « Good morning », sans parler de « Singin’in the rain »). Bref, c’est une adaptation réussie en tous points, une performance bien supérieure à ce que l’on pouvait s’imaginer : c’est même ce à quoi on reconnaît le professionnalisme anglo-saxon !
C.LB
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