| |
L’île aux souvenirs
Sortie
le 21/10/2026
De Joël Crawford et Januel P. Mercado avec les voix de la chanteuse H.E.R., Liza Soberano, James Franco, Manny Jacinto et Kevin McCann, Dolly de Leon, Jo Koy, Ronny Chieng, Lea Salonga et Jenny Slate (voix françaises : Manon Bresch, Anaïde Rozam…)
Jo et Raissa, deux meilleures amies depuis la primaire, qui, après avoir obtenu le baccalauréat, sont sur le point de se lancer dans des choix de parcours différents. Alors qu’elles fêtent leur dernière soirée ensemble, les deux jeunes filles tombent sur un portail mystérieux qui les transporte sur l’île fantastique de Nakali, peuplée de créatures magiques tout droit sorties des contes mythologiques Philippins de leur enfance. Ensemble les filles vont s’allier à certaines de ces créatures, tandis qu’elles devront en affronter d’autres. Avec l’aide de Raww un chien-garou aussi bien intentionné que malchanceux, ainsi que d’une clique de petits compagnons dotés de pouvoirs extraordinaires, les deux meilleures amies vont affronter la redoutable Manananggal, la créature la plus redoutée de toute l’île. Mais quand elles découvrent que pour retrouver le chemin de la maison, il leur faudra oublier tout ce qu’elles ont vécu ensemble, Jo et Raissa vont se lancer dans une course contre la montre pour trouver le moyen de quitter cette île, avant qu’elle ne dévore à jamais les souvenirs de leur amitié.
Des images hyperréalistes, des styles d’animation en tout genre et mélangés (du dessin animé traditionnel à celui actuel, en passant par des effets type manga et du vrai cinéma !), des personnages bigarrés, de l’action et des idées à profusion dans chaque plan, sans oublier une qualité irréprochable, une mise en scène incroyable, un montage ultra-cut à vous donner (presque) le tournis, avec comme cerise sur le gâteau, une BO branchée - années 90 comme l’histoire - entre pop/rock (Inxs ; Simple Minds) et hip-hop : voilà la naissance de la toute nouvelle génération de dessins animés et elle n’est pas prête d’en rester là ni de s’arrêter en si bon chemin ! En effet, c’est sans aucune doute la première fois que vous verrez une production cinématographique de cet acabit, capable d’employer dans un même passage plusieurs techniques sans que cela soit outrancier ou redondant, voire inapproprié. Ca défile si rapidement qu’il faudrait revisionner le film pour discerner tous les détails, les infimes nuances comme les petites astuces qui apparaissent à l’écran. Du encore jamais vu à ce stade de fabrication, c’est sûr, au point qu’on pourrait aisément dire que la révolution des nouvelles images est en marche, intelligence artificielle ou pas ! Vous voilà donc prévenu, vous allez en prendre plein les yeux. Et si l’histoire vous paraît un peu simpliste (une histoire d’amitié et de mythologie sur fond de paysages philippins, avec du surnaturel à profusion : on peut s’attendre à tout !) et pas franchement originale (avec des « trucs de filles » quoi !), ce n’est qu’un détail que vous oublierez vite, tant la profusion des scènes et le suivi du récit vous obligera à coup sûr à rester concentré sans en perdre une miette. Il y a bien évidemment quelques références ici et là (du Avatar, du Dragons, du Bad guys et même du Very bad trip !), mais qu’importe, elles servent ce scénario à « merveille », au moins autant que l’île magique sur laquelle atterrissent les 2 héroïnes, l’une timide et réservée, l’autre, un vrai garçon manqué. On nage ou plutôt on voyage en plein délire fantastique aussi bien visuel que narratif, au point qu’Alice au pays des merveilles ou Bettlejuice peuvent aller se rhabiller ! Les studios Dreamworks sont montés d’un cran dans la réalisation estampillée « animation », cette fois plus époustouflante que jamais. A croire qu’ils ont créé quelque chose de réellement « cool », certes destinée aux jeunes ados mais sans doute pas (encore trop) aux enfants, à moins que… : l’avenir (proche) nous le dira !
C.LB
|