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Double fracture

le  15/09/2026   au théâtre Essaïon, 6 rue Pierre-au-Lard 75004 Paris (lundi et mardi à 20h50)

Mise en scène de Stéphanie Gagneux avec Jean-Baptiste Darosey écrit par Jean-Baptiste Darosey




La structure théâtrale autour de la quête de soi n’est pas un sujet nouveau, déjà maintes fois vue sur scène, encore moins quand elle est sous le couvert d’un biopic très personnel déguisé en introspection et en coming-out. Cette approche narrative a souvent ses limites, surtout lorsqu’elle doit compiler en un peu plus d’une heure plusieurs années de l’existence de l’auteur, Jean-Baptiste Darosey, qui joue ici son propre rôle. Et c’est malheureusement le cas cette fois encore avec le parcours plus ou moins « cabossé » d’un enfant issu du monde paysan de la Haute-Saône qui, entre une mère disparue trop tôt, un père bourru, taiseux à souhait, et 7 sœurs aînées, cherche sa voie avant de décider de monter à Paris pour faire une école de comédie musicale.
Jusque là, rien de bien transcendant, à part le fait qu’il faut bien suivre les différents « accents » empruntés par le comédien pour ne pas se paumer dans la représentation de son (trop) grand univers familial dit rural et comprendre à qui nous avons à faire. Cette galerie de personnages (dont l’une est très proche des « Bodins » !), que le concepteur nous offre pêle-mêle en les interprétant tou.te.s sans véritable transition est un tantinet redondant (à force de vouloir laver son linge sale devant les spectateurs) et passe souvent du coq à l’âne sans réel décor approprié (si ce n’est une chaise et un table). Il est vrai que le théâtre Essaïon n’a pas la possibilité ni la capacité de faire une mise en scène dite « conséquente » dans leurs 2 salles exigües.
Quoi qu’il en soit, ce seul-en-scène « musical » a le mérite d’exister, tant les efforts de son initiateur, qui « mouille littéralement sa chemise » pour nous faire vivre ses nombreux protagonistes, ont été récompensés par le premier prix du concours des Editions de L’Harmattan en mars 2025 sous le nom « Vivons les mots ». Soit, espérons maintenant que ce spectacle autobiographique, saupoudré de nostalgie à la fois sincère, authentique et touchante, rencontrera son public, adepte d’imitations appuyées, de dialogues « téléphonés » (c’est le cas de le dire !), de chansons entonnées et de pas de danse esquissés !

C.LB



 
 
 
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