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Encore une Marilyn mais cette fois-ci la vraie ! (jusqu'au 3 avril 2027)
le 14/09/2026
au
au musée Grévin, 10 boulevard Montmatre 75009 Paris (puis au théâtre de l’Essaïon à partir du 02/10 jusqu’au 03/04/2027 les vendredis et samedis à 19h)
Mise en scène de Sophie Forte avec Alice d’Arceaux et Guillaume Nocturne écrit par Sophie Forte
Que n’a-t’on pas déjà dit, écrit, chanté, filmé, créé, dessiné sur L’icône féminine du XXème siècle, Marilyn Monroe ? Puisque cette année marque le centenaire de sa naissance, difficile d’échapper à une représentation notamment théâtrale autour de sa vie et son parcours ! Donc, raison de plus pour l’honorer comme il se doit à sa juste et grande valeur avec une pièce de théâtre sous forme d’un biopic, à travers un « seule-en-scène », interprété par la comédienne et chanteuse Alice d’Arceaux, accompagné d’un musicien guitariste, chanteur et de surcroît comédien (il joue tous les autres personnages). Si elle l’introduit en chanson – ce qui est bien normal puisque la mythique Marilyn nous a laissé quelques standards musicaux qu’on aurait bien du mal à oublier ! -, elle n’omet pas de la représenter dans une sorte de « défilé » rapide avec ses nombreuses tenues portées au cinéma et notamment quelques robes qui ont marqué l’inconscient collectif quasi universel. D’où un décor rempli de portants et de cintres où pendent entre autres celle de 7 ans de réflexion, celle portée lors de l’anniversaire du président John Kennedy ou bien encore celle de Les hommes préfèrent les blondes. Et c’est parti pour 1h20 de son existence plutôt mouvementée de façon respectueusement chronologique, ponctuée entre essayage et déshabillage, « tableaux » autant personnels que professionnels, tours de chant (et pas uniquement d’elle puisqu’on a le droit à un Joe Cocker – You can leave your hat -, un Gilberto Gil – The girl from Ipanema -, et un Yves Montand – A bicyclette -). Le duo fonctionne bien et se renvoie la balle tout en nuance, grâce à des répliques devenues pour certaines légendaires voire cultes. Même si l’on connaît plus ou moins bien le cheminement de son extraordinaire itinéraire comme de sa carrière, c’est toujours un réel plaisir de retrouver sur scène quelqu’un qui arrive à la dépeindre avec espièglerie, désespoir et profondeur, sans en rajouter ni en faire des tonnes, bref, sans jouer la carte de la pâle imitation ou alors de la succincte transformation. Une prouesse à saluer, qui l’a d’ailleurs été au dernier festival d'Avignon.
C.LB
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