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- BD : Le clan de Walden de Catherine Meurisse aux éditions Dargaud
le 18/09/2026
Nous sommes en 1845. Au bord du lac Walden, dans une riante forêt, la faune est en émoi : un homme abat des arbres et fend bruyamment les troncs, perturbant la quiétude des lieux. Cet intrus, c'est Thoreau, un jeune américain du XIXème siècle amoureux de la nature, idéaliste, philosophe en herbe et enthousiaste, qui a décidé de se construire une cabane dans les bois pour y vivre en tentant l'expérience de l'autosuffisance, tout en cultivant un potager, en observant le vivant et en écrivant un journal. Doutant de ses capacités, les animaux du coin, peu farouches et bavards, le prennent bien vite en main et lui expliquent le fonctionnement de la nature, d'autant qu'ils sont de fins connaisseurs de la terre qu'ils habitent et ne sont pas près de la céder aux humains. Mais des projets d'agrandissement d'un barrage sur le lac viennent menacer cette paisible société. Les animaux, Thoreau et une hétéroclite bande d'amis humains, parmi lesquels l'explosive Carson et le chantre du transcendantalisme Emerson, vont se mettre en ordre de bataille et vont devoir passer à l'action...
Avec Le Clan de Walden, Catherine Meurisse s’éloigne des récits autobiographiques ou intimistes pour signer une comédie d’aventure. Habile à croiser les genres, elle mêle avec bonheur nature et littérature, fiction et réalité, humour et gravité. S’inspirant de la vie du philosophe et naturaliste américain Henry David Thoreau (1817-1862), Le Clan de Walden met en scène des personnages fictifs et des animaux doués de parole aux côtés de personnes réelles comme Ralph Waldo Emerson et John Muir. Sur cette trame, Catherine Meurisse bâtit un récit fantaisiste et poétique, au dessin dynamique qui se fait bucolique pour dépeindre, en de radieuses aquarelles, la majesté de la nature. Mais derrière les gags, les dialogues enlevés et les méditations de Thoreau, elle livre un vibrant plaidoyer pour la nature, nourri par la pensée de nombreux défenseurs du vivant, tels Rachel Carson, Edward Abbey, Francis Hallé ou Baptiste Morizot. Comment ne pas voir dans cette comédie politique une évocation des problèmes écologiques actuels, notamment concernant les ressources de l'eau ?
-L'auteure : Née en 1980, Catherine Meurisse est diplômée de l'Ecole nationale supérieure des arts graphiques Estienne et de l'École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, après avoir suivi un cursus universitaire de lettres modernes. Dessinatrice, autrice, caricaturiste, reporter, illustratrice d'albums pour la jeunesse, elle est une artiste prolifique. Aiguisant son regard et son trait pendant quinze ans dans de nombreux titres de presse (Le Monde, Libération, Les Échos...), et plus particulièrement à Charlie Hebdo, elle réalise des bandes dessinées où l'esprit de sérieux n'a pas sa place. Après Mes hommes de lettres, Le Pont des arts, Moderne Olympia et Drôles de femmes (avec Julie Birmant), elle publie en 2016 La Légèreté, récit bouleversant de son retour au dessin et à la mémoire, après l'attentat contre Charlie Hebdo auquel elle a échappé. Après l'effronté Scènes de la vie hormonale paraissent Les Grands Espaces, évocation de son enfance à la campagne. En 2019, elle publie Delacroix, adaptation graphique des mémoires d'Alexandre Dumas, grand ami du peintre Eugène Delacroix. Paru en 2021, La Jeune femme et la Mer, fruit de sa résidence à la Villa Kujoyama de Kyoto, interroge notre capacité à entrer en résonance avec la nature. En 2022, Humaine, trop humaine explore de façon insolite et hilarante la pensée philosophique universelle. Aussi à l'aise dans la BD que dans la peinture, elle a publié en 2024 Le Passage, album de dessins drolatiques et poétiques. Son nouvel album, Le Clan de Walden, a pour héros le célèbre naturaliste et penseur américain Henry David Thoreau. En 2020, année où une grande rétrospective lui est consacrée à la BPI du Centre Pompidou, Catherine Meurisse devient la première autrice de bande dessinée membre de l'Académie des beaux-arts et fait ainsi entrer le 9e art à l'Institut de France. Ses expositions personnelles ont eu lieu au Centre Pompidou, au Cartoonmuseum de Bâle, au Centre International de l'illustration Tomi Ungerer de Strasbourg. Son oeuvre ayant pour caractéristique de jeter des passerelles entre les arts, on a également pu voir ses planches aux musées Picasso, Delacroix, Carnavalet, à Paris, ou à la Villa Médicis, à Rome.
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