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La soirée avait si bien commençé
le 05/08/2026
au
théâtre de Passy, rue de Passy 75016 Paris (les mercredis, vendredis et samedis à 21h, les jeudis à 19h et les dimanches à 17h)
Mise en scène de Guillaume Mélanie avec Delphine Chaneac, Séverine Ferrer, Thibaut de Lussy et Nicolas Audebaud écrit par Sophie de Pooter et Thibaut de Lussy
Après un mois de juillet bien chargé avec le festival d’Avignon et sa programmation à foison, place à d’autres pièces de théâtre qui vont tenter, elles aussi, de « remplir » les quelques salles parisiennes – et d’ailleurs – encore ouvertes durant août, en attendant la nouvelle grille des spectacles de la rentrée ! Ne soyons pas (trop) difficile sur la quantité ni sur la qualité, ce sera plutôt dans le genre souligné et appuyé, entre boulevard et comédie, plutôt que répertoire classique et créations réfléchies. Et celle-ci en est l’exemple type, de plus à l’affiche pour une 2ème saison, ce qui laisse présager, du moins, supposer qu’elle fera (presque) salle comble tout l’été. Il est tout de même surprenant de constater que ce « vaudeville » moderne, qui semble attirer le spectateur depuis un certain temps, ne soit pas du niveau qu’on était en droit d’espérer d’un tel divertissement. Non pas que les comédiens ne soient pas (tou.te.s) à la hauteur, mais le sujet est quelque peu tiré par les cheveux, voire exagéré jusqu’à une certaine outrance. Rendez-vous compte par vous-même : Un couple invite chez eux un autre couple, des amis de longue date, afin de fêter l’anniversaire surprise de l’un d’entre eux. Jusque-là, tout va bien. C’est après que ça se « corse » : chacun.e va aller de son (gros) dérapage bien loin des règles de l’art, de quiproquos gonflés en trahisons effrénées, de déclarations intempestives en mensonges éhontés et déballages style excès en tout genre, de montre connectée énervante aux bips incessants en voix off agaçante qui casse souvent le rythme. Tout cela dans une ambiance plus ou moins survoltée voire hystérique par moment ! Tout ce beau monde (se) donne (beaucoup de mal pour créer) l’impression pour ne pas dire l’illusion de bouger beaucoup sur scène pour pas beaucoup d’effet ni de résultat au final. Le co-auteur de cette représentation et de surcroît comédien, Thibaut de Lussy, s’en sort plutôt bien – normal, il s’est octroyé les meilleures répliques ! – alors que les autres naviguent dans la caricature à répétitions la plus abusive qui soit. Vous aurez le choix entre la maîtresse de maison en bourgeoise soupe-au-lait se croyant trompée, pointilleuse à souhait et zen à tout prix, son mari gentiment mielleux et faussement adultérin, son copain grande gueule, suffisant et caustique au possible - celui qui déclenche les hostilités et par qui le « scandale » arrive –, et sa femme, interprétée tout récemment par Séverine Ferrer qui n’est pas vraiment à sa place ici (elle ne sait pas bouger ni jouer malgré toutes les meilleures volontés du monde : elle ne récite pas, elle crie !). Positivons quand même un peu car cette « soirée (qui) avait – si bien – commencé », de la manière « déjà-vu » la plus traditionnelle, finit dans un déluge de rebondissements qui vont (beaucoup) trop loin, au point qu’on n’y croît un instant. Plus c’est gros et moins ça passe ! Bref, heureusement que le décor est plaisant (tout en pastel), le téléphone omniprésent (sans lui, pas d’intrigue, donc, pas d’histoire !), et la BO dansante (ah, les années disco !). Alors, vous (dé)connectez ou pas ? A vous de voir….
C.LB
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