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Le poids de l’eau (jusqu’au 26 juillet)
le 23/07/2026
au
théâtre La Carreterie, 101 rue Carreterie 84000 Avignon (à 14h35)
Mise en scène de Joseph Gabison et Alexandre Testagrossa avec Joseph Gabison et Alexandre Testagrossa écrit par Alexandre Testagrossa
Cette année en Avignon, le milieu des piscines semble source d’inspiration. Après « Les poissons ne meurent pas d’apnée », voici « Le poids de l’eau ». Mais entre les deux récits, aucun autre point commun que l’ambiance sonore et les maillots de bain. Ici, on ne franchit pas le vestiaire, lieu de rencontre de Franck, 49 ans et Julien, 25. Différence de corps entre les deux hommes, différence de postures aussi : l’un à l’arrogance de sa jeunesse et l’autre, les doutes de son âge. A peine rencontrés, hop, ils sont amis et se découvrent des points communs : l’un est arrivé deuxième au JO d’Australie, il y a longtemps, et l’autre concourt aux championnats régionaux. Ils vont donc fort logiquement préparer une compétition ensemble. A partir de ce moment, et même presque dès le début, le public n’a qu’une question en tête : « quand vont-ils tomber amoureux ? ». Il va hélas falloir beaucoup de patience au spectateur de ce fort pesant mélo, pour atteindre le point culminant de cette intrigue bourrée de clichés dignes des pires sitcoms. Le texte alterne les moments de confidence en aparté face public (sur des musiques atrocement sirupeuses) et d’échanges plus ou moins houleux ou cordiaux entre les deux personnages. A aucun moment hélas on ne croit à l’intrigue entre ces deux personnages. Musique, texte, jeu, rien ne permet au spectateur de partager l’émotion apparemment ressentie par les deux protagonistes. Mais parce que l’on est à Avignon, on veut croire qu’il s’agit là d’un coup d’essai dans l’attente d’une version repensée et présentée bientôt à Paris. Mais force est de constater, à Avignon, ce « poids de l‘eau » pèse des tonnes.
Eric Dotter
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