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- festival : Rencontres d'Arles 2026 - Focus séquence "Relectures (jusqu'au 4 octobre)

le  06/07/2026  





-Des mondes à relire :
Dans une période où tout semble pousser à simplifier, à opposer et à réduire, nous avons souhaité que ces 57e Rencontres d’Arles créent au contraire un espace pour accueillir la complexité et la sensibilité. Non pour adoucir artificiellement la violence du réel, mais pour lui restituer toute sa profondeur. Pour regarder ce monde parfois inquiétant sans cesser d’y chercher des formes de beauté, de relation et de liberté. La photographie a cette capacité rare de tracer des routes et des cheminements inédits qui décentrent notre regard. Médium essentiel, elle révèle ce qui nous échappe, ce qui subsiste, circule, se transmet et relie. Capable de conjuguer la grande Histoire avec des récits plus intimes, la photographie ouvre sur de possibles bifurcations. - Christoph Wiesner, Directeur des Rencontres d'Arles

*SÉQUENCE N°4 : RELECTURES
La photographie a cette capacité rare de tracer des routes et des cheminements inédits qui décentrent notre regard. Ce décentrement anime l’œuvre de grandes figures, telles que William Klein qui n’a cessé de bousculer les formes et les conventions. Cette édition permet également de redécouvrir Martine Barrat, dontl’œuvre puissante et singulière nous plonge dans les quartiers marginalisés de la Goutte d’Or à Paris et du New York des années 1970, entre Harlem et le Bronx. Nous célébrons aussi Ming Smith, dont la vision libre et poétique a frayé de nouvelles voies dans l’histoire de la photographie américaine. Harry Gruyaert, de son côté, nous convie à un travelling urbain éclatant de couleur au fil de compositions millimétrées, de New York à Zanzibar en passant par Paris, Tokyo et Mumbai.

*WILLIAM KLEIN par ICI LE PARADIS à la CHAPELLE DU MUSEON ARLATEN au MUSÉE DE PROVENCE :
Célébré pour ses grandes fresques photographiques dédiées à New York, Rome, Moscou, Tokyo ou Paris, William Klein est aussi l’auteur d’une œuvre ouvertement critique et politique qui reste méconnue. À l’occasion du centenaire de sa naissance, This Way to Heaven expose l’engagement de l'artiste, au long d’un parcours rétrospectif associant photographies, peintures, films et dessins et révélant de nombreux documents inédits.

Commissaire : Raphaëlle Stopin

*MARTINE BARRAT / SOUL OF THE CITY [L'ÂME DE LA VILLE] à l'ESPACE VAN GOGH :
Artiste aux multiples vies, Martine Barrat a développé une œuvre en dehors des circuits traditionnels de la photographie et autour d’un sujet principal : New York et ses quartiers marginalisés. Au début des années 1970, elle entreprend un premier travail documentaire avec les gangs du South Bronx, les Roman Kings et les Ghetto Brothers. Barrat commence alors une œuvre passionnante guidée par sa curiosité intacte pour la rue, ses codes et ses modes de vie. Jamais moralisatrice, elle fait partie intégrante des quartiers qu’elle photographie.

Commissaires : Agathe Cancellieri, en collaboration avec Chuck Kelton

*HARRY GRUYAERT / A SENSE OF PLACE [LE SENS DU LIEU] à la CHAPELLE SAINT-MARTIN DU MÉJAN :
C’est à un vaste travelling urbain que nous convie Harry Gruyaert, affranchi des repères cardinaux qui balisent habituellement le voyage. Son regard circule librement dans les rues de New York, Paris, Tokyo, Moscou, Anvers, Mumbai ou Zanzibar – au fond, peu importe la destination. Ce qui réunit ses photographies n’est pas le sujet mais la manière dont il s’offre au regard, dont il s’agence sous ses yeux : intensité vibrante des couleurs, découpes nettes des ombres, géométries urbaines qui scandent l’espace comme une phrase de jazz.

Commissaire: Géraldine Lay



 
 
 
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