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Obsession

Sortie  le  13/05/2026  

De Curry Barker avec Michael Johnston (II), Inde Navarrette, Cooper Tomlinson, Megan Lawless, Andy Richter et Haley Fitzgerald


Et si vous pouviez réaliser votre rêve le plus fou ? Un jeune introverti met la main sur un objet magique capable d’exaucer n’importe quel souhait. Son crush de toujours tombe alors raide dingue de lui… jusqu’à l’obsession la plus totale. Faites attention à ce que vous souhaitez !

Ne pas confondre ce titre de film avec la mini-série du même nom qui passe sur Netflix ! Celui-ci est une production estampillée Blumhouse, maison spécialisée dans les longs métrages effrayants et des thrillers à petit budget depuis 25 ans (exemples : Paranormal activity, Insidious, American nightmare, Happy birthdead, M3GAN, Five nights at Freddy’s etc…). Obsession ne déroge donc pas à la règle avec uniquement 4 personnages principaux – plus un tout petit rôle vraiment secondaire -, pratiquement 2 seuls décors – l’intérieur d’une voiture et celui de chez l’un des protagonistes -, et un talisman style vintage – jouet plus proche du gadget « débile » qui accomplit votre vœu le plus cher de façon on ne peut plus démesurée.
Le constat est que, malgré un scénario basé sur un pitch très mince, tiré par les cheveux voire parfois ridicule et totalement anti-naturel, rien n’est vraiment surprenant ni horrifique ici, plus hystérique devrait-on dire, pardon, écrire. En effet, la charmante Nikki, jouée par l’adorable Inde Navarrette (vue notamment dans la série télévisée Superman et Loïs), ne fait que sursauter d’un seul coup, pousser des cris à vous crever les tympans, sourire en forçant le rictus (on n’est pas loin de « Smile ») et passer son temps à s’excuser à tout bout de chant (comptez les « I’m so sorry », ça dépasser au moins la cinquantaine !). Quand à son partenaire face à elle, on aimerait le secouer un bon coup pour qu’il se remue enfin, bouge un peu plus et parle sans détour. Johnston (II), aperçu entre autre dans la série TV Teen wolf, a beau avoir des petits airs d’Anthony Perkins (Psychose), il interprète un garçon certes attachant mais naïf, timide, sensible, fragile, vulnérable, légèrement amorphe, limite empoté, qui nous pourrit l’ambiance - et le rythme qui n’avance pas - avec ses nombreuses hésitations, jusqu’à nous enlever tout désir quand à la destinée de ces ados empotés et superficiels.
Une (trop) grande partie des situations rencontrées sont attendues et tournent en rond, avec des intervenants passant plus de temps à blablater pour ne pas dire grand-chose de concret (le début s’éternise un bon quart d’heure autour de « j’y vais, j’y vais pas, j’y vais, j’y vais pas….. »), et à vouloir se faire pardonner (que de gaucherie !), qu’à agir réellement comme toute personne normalement constituée qui rencontre ce « type » de problème. On a la nette impression que le jeune réalisateur, scénariste et acteur Curry Barker (c’est son tout premier long !) s’est contenté de filmer ses 4 acteurs/actrices en leur demandant soit d’en faire le moins possible, histoire de faire durer des scènes sans réel fondement, soit au contraire de pousser à l’excès leurs élucubrations souvent déraisonnées et peu crédibles jusqu’à déraper dans le grand n’importe quoi.
Bref, on pourrait appeler cela du cinéma genre expérimental qui joue à fond la carte du « c’est jamais le bon moment » (de dire et de faire) et du bizarre (partagé entre fixette et obnubilation) : au final, aucun.e n’est vraiment dans son état normal et ça se voit comme le nez au milieu de la figure !

C.LB



 
 
 
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