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- festival : Festival de l'histoire de l'art 2026 / Thème : La mode - Pays invité : Le Maroc au château de Fontainebleau (jusqu'au 7 juin)

le  05/06/2026  





LA 15e ÉDITION DU FESTIVAL DE L’HISTOIRE DE L’ART CÉLÈBRE - LA MODE ET LE MAROC LES 5, 6 ET 7 JUIN 2026 :
Une édition anniversaire exceptionnelle, avec une importante délégation venue du Maroc, premier pays africain invité au festival, et un thème, la mode, objet singulier et champ en pleine effervescence de l’histoire de l’art.
Un événement organisé par l’Institut national d’histoire de l’art et le Château de Fontainebleau, sous l’égide du ministère de la Culture.

Comme chaque année, le festival offre une programmation à destination de tous les publics : conférences, débats, ateliers, présentations d’ouvrages, expositions, spectacles, concerts, performances, projections cinématographiques, visites libres ou guidées et activités familiales, mais aussi remises de prix et concours d’éloquence « Ma thèse en 180 secondes »…
Fort de plus de 300 événements gratuits et ouverts à toutes et tous, le festival s’affirme comme un temps privilégié de rencontres et de partage autour de l’histoire de l’art entre spécialistes et grand public, dans le cadre patrimonial exceptionnel du Château de Fontainebleau.
Le festival d’histoire de l’art 2026 est labellisé « Saison Méditerranée 2026 »

-LE MAROC, UN PAYS À L’HÉRITAGE CULTUREL MULTIPLE :
Pour la première fois depuis sa création en 2011, le festival met à l’honneur un pays du continent africain. Riche d’une histoire plurimillénaire et d’un héritage culturel multiple, le Maroc est un véritable carrefour entre l’Europe et l’Afrique, la Méditerranée et l’Atlantique. Son histoire artistique sera explorée de la
Préhistoire à nos jours, de son patrimoine archéologique exceptionnel à la vitalité de sa création contemporaine, de l’architecture des cités médiévales disparues à l’architecture durable, grâce à la présence de chercheurs marocains et d’artistes de renommée internationale. On compte parmi eux Salima Naji, architecte et artiste ayant reçu le Prix international des femmes architectes en 2025, Amina Agueznay qui représentera le Maroc à la Biennale de Venise cette année, le curateur et fondateur de l’Appartement 22, Abdellah Karroum ou encore l’artiste M’barek Bouhchich.

Le protectorat et la période post-indépendance, les liens du Maroc avec le continent européen, comme son rôle en Afrique, seront questionnés au prisme des échanges scientifiques et artistiques. Jocelyne Dakhlia évoquera une contre-iconographie orientaliste, à partir de sa somme consacrée au harem ; Kenza Sefrioui abordera la mythique revue artistique et littéraire Souffles (1966-1972), devenue laboratoire du marxisme-léninisme au Maroc ; Morad Montazami, Madeleine de Colnet, Fatima-Zahra Lakrissa et Maud Houssais feront le portrait de l’École de Casablanca, mouvement collectif fondamental de la post- indépendance. Meriem Berrada, curatrice du Pavillon marocain à la prochaine Biennale d’art de Venise, interrogera enfin l’histoire de l’artisanat marocain et la manière dont celui-ci a déterminé la place de l’artiste dans la création contemporaine du pays.
La programmation cinéma fera également la part belle au pays mis à l’honneur en invitant Nabil Ayouch, réalisateur reconnu internationalement, habitué du festival de Cannes, et qui accompagnera son film Haut et fort. Maryam Touzani, réalisatrice ayant reçu le prix de la critique internationale FIPRESCI du festival de Cannes en 2022 pour le Bleu du caftan, sera également l’une des grandes invitées de l’édition.
Seront également accueillies deux autres réalisatrices importantes, Izza Génini et Simone Bitton, qui portent toutes deux depuis plusieurs années un puissant regard documentaire sur le Maroc, et particulièrement sur les liens anciens qui unissent cultures juives et musulmanes au sein du pays. Un pan de la programmation mettra par ailleurs en lumière les films d’Ahmed Bouanani, et le rôle de ce dernier dans l'écriture d’une histoire du cinéma au Maroc.

-CE QUE LA MODE FAIT À L’HISTOIRE DE L’ART, CE QUE L’HISTOIRE DE L’ART FAIT À LA MODE :
Le thème de cette 15e édition, la Mode, sera abordé dans toute sa richesse : ses formes, ses usages, ses images et ses discours.
La présence d’historiens de la mode contribuera à éclairer cet objet artistique sous ses aspects sociaux, esthétiques et politiques. Loin de se réduire à un cycle de tendances, la Mode apparaît comme un phénomène culturel complexe et pluriel.
De la tenue vestimentaire à la Préhistoire en passant par les toilettes de Marie-Antoinette jusqu’au vestiaire contemporain, toutes les périodes seront décryptées, révélant la manière dont le vêtement façonne tant l’imaginaire collectif que l’histoire des représentations.
À cette occasion, des personnalités et spécialistes du monde de la mode seront réunis pour venir à la rencontre du public afin d’engager une réflexion approfondie sur les enjeux contemporains du champ vestimentaire. Parmi les interventions, les questions liées à l’exposition de mode en contexte muséal seront abordées par Émilie Hammen, historienne de l’art et directrice du Palais Galliera, qui reviendra sur la manière dont l’histoire de la mode s’est constituée en France comme discipline et champ de recherches, tant à l’université qu’au musée.
Ces échanges seront enrichis par le témoignage du philosophe et maître de conférences à l’École des hautes études en sciences sociales Emanuele Coccia qui évoquera les dialogues qu’il entretient avec les créateurs à travers ses collaborations.
L’historien de l’art et enseignant à l’École du Louvre, Khémaïs Ben Lakhdar, abordera le rôle de la mode orientaliste durant la période coloniale au début du XXe siècle. L’ensemble de ces interventions permettra d’ouvrir une réflexion plus large sur des thématiques telles que le vestiaire dissident, la figure du sapeur, le queer ou encore les relations entre la presse et la mode.

Dans une volonté affirmée de dialogue avec la scène contemporaine émergente, la jeune création sera mise à l’honneur. Une carte blanche sera ainsi confiée au Campus Mode, Métiers d’art et Design (MoMADe) qui proposera un ensemble d’événements en réactivant le festival Fashion–Z. Plusieurs performances seront ainsi organisées durant tout le festival par des étudiants du Campus, issus de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, de l’École nationale supérieure de création industrielle, de l’Institut Français de la Mode, de l’École Duperré et du Tremplin Mode & Textile.
Enfin, une exposition de costumes de scène créés par Christian Lacroix pour le Théâtre national de l’Opéra-Comique sera visible dans les salles du château et évoquera l’empreinte laissée par Marie-Antoinette dans l’histoire de la mode.
En écho à l’ensemble de ces événements, des projections de films emblématiques ponctueront le programme, permettant une traversée dans l’histoire de la mode au cinéma, des grands classiques (Falbalas de Jacques Becker ou encore Blow-Up de Michelangelo Antonioni), aux nombreux documentaires ayant posé un regard décalé ou critique sur l’industrie de la mode (Model de Frederick Wiseman, Wuyong / Useless de Jia Zhang-ke).

-UNE PROGRAMMATION CULTURELLE LUDIQUE ET FESTIVE :
Pendant les trois jours du festival, les guides-conférencières et guides-conférenciers, conservatrices et conservateurs, ainsi que les élèves médiatrices et médiateurs de l’École du Louvre, mèneront des visites guidées du Château de Fontainebleau, permettant de présenter les collections nationales sous un nouveau jour.
À l’occasion d’ateliers d’éducation artistique et culturelle en lien avec le pays invité et le thème de l’édition, les festivaliers pourront s’initier aux arts du cirque, découvrir les instruments de musique traditionnels marocains tels que le oud, le guembri ou les qraqeb, contribuer à un tissage participatif et assister à des défilés de mode.
Une représentation de la pièce chorégraphique Näss de Fouad Boussouf et un concert de musique gnawa, proposé par le groupe Black Koyo, illustreront la diversité de la création contemporaine marocaine dans le spectacle vivant. Marquant la volonté du festival de mettre en lumière la danse et la musique,
ces rendez-vous rythmeront la manifestation, riche cette année encore en concerts, spectacles et performances, proposés par l’association « Orchestre à l’École », les élèves du Conservatoire national de musique et de danse de Paris, les artistes de Campus Mode, Métiers d’Art & Design, ainsi que la Compagnie Les Chemins du Monde, qui contera en chansons les voyages de Delacroix sur les autres rives de la Méditerranée.
Les festivalières et festivaliers seront également invités à découvrir un parcours culturel aux abords et alentours du Château de Fontainebleau. Celui-ci débutera dès le parvis de la gare de Fontainebleau-Avon avec une exposition de photographies de l’artiste marocain M’hammed Kilito et se poursuivra dans la ville de Fontainebleau avec les clichés saisissants du photographe marocain Yoriyas. Le festival confirme ainsi son ancrage territorial, le conjuguant avec sa dimension internationale.

-LE SALON DU LIVRE ET DE LA REVUE D’ART :
Parmi les nombreux événements accueillis lors du festival, le salon du livre et de la revue d’art occupe une place essentielle.
Placé sous le commissariat de GrandPalaisRmn, il représentera cette année plus de cent-cinquante maisons d’édition qui proposeront une sélection d’ouvrages mettant à l’honneur le Royaume du Maroc et la thématique de la mode. Le salon rendra compte de la diversité des approches et de l’actualité de l’édition en histoire de l’art, de la richesse de la littérature contemporaine marocaine et mettra en avant le travail d’autrices, auteurs, de traductrices, traducteurs, d’éditrices, éditeurs et de libraires passionnés.

-LES RENCONTRES PROFESSIONNELLES ET ÉTUDIANTES :
Les rencontres professionnelles sont des moments d’échanges, de partage de bonnes pratiques et de débat voulus et soutenus par la direction générale des Patrimoines du ministère de la Culture.
Ces rencontres permettront aux professionnelles et professionnels de la culture et du patrimoine de s’interroger sur les perspectives d’évolution et les enjeux propres au monde de l’art à travers une thématique d’actualité : « les données numériques ».
Les rencontres étudiantes permettent quant à elles de présenter les carrières de la culture, du patrimoine ou de la recherche à travers des échanges entre professionnels, jeunes ou expérimentés.
Dans ce cadre, la galerie des métiers mettra l'accent sur des problématiques actuelles, à partir des différents parcours de ses intervenantes et intervenants, distillant ainsi de précieux conseils d’orientation aux étudiantes et étudiants en histoire de l’art.

-L’UNIVERSITÉ DE PRINTEMPS D’HISTOIRE DES ARTS :
L’Université de Printemps d’histoire des arts (UPHA), inscrite au Plan national de formation de l’Education nationale, est le seul rendez-vous national annuel réunissant les enseignantes et enseignants du secondaire dans cette discipline. Elle propose une formation in situ via des ateliers ainsi qu'une table ronde ouverte à toutes et tous, favorisant échanges, réflexion sur des thématiques d’actualité tournées cette année sur le thème « Arts et Mode : emprunts et influences ». L’édition 2026 explorera ainsi les liens entre histoire des arts et mode, du théâtre à l’opéra, en passant par l’histoire des matières et des tissus, les effets de mode qui nourrissent la création contemporaine. Il s’agira d’interroger les relations entre designers, artistes et artisans d’art, ainsi que les enjeux de transmission et de conservation des savoir-faire.
La table ronde sera quant à elle consacrée à l'ouvrage Les années Agnés B. (éd. L'Observatoire, 2018) de Myriam Chopin et Olivier Faron, et reviendra sur les liens étroits entre création de mode et histoire de l'art.

*QUELQUES TEMPS FORTS ET GRANDS INVITÉS :
– La conférence inaugurale « Cultures matérielles, cultures immatérielles, de l’importance des lieux. Enraciner les mémoires aujourd’hui », par l’architecte, anthropologue et artiste Salima Naji
– Une intervention de Marc Jeanson à propos du Jardin Majorelle
– Une conférence de Valerie Steele, conservatrice du Musée de la Mode du Fashion Institute of Technology de New York sur « Mode et psychanalyse »
– Une discussion avec Aurélie Samuel, directrice Art, Culture et Patrimoine de Louis Vuitton autour de « La mode japonaise et son influence sur la création européenne »
– Une exposition de costumes créés par Christian Lacroix pour le Théâtre national de l’Opéra-Comique, en partenariat avec le Centre national du costume et de la scène de Moulins
– La pièce chorégraphique Näss créée par le chorégraphe Fouad Boussouf, Le Phare – Centre chorégraphique national du Havre Normandie
– Un concert du groupe gnawa Black Koyo

*LE GRAND PRIX DU FESTIVAL :
Pour la cinquième année et grâce au généreux soutien de la maison Cartier, le Grand Prix du festival de l’histoire de l’art sera remis au Château de Fontainebleau le samedi 6 juin. Créé en 2022 pour encourager toute action exemplaire dans le champ de l’histoire de l’art – restauration, exposition, texte, édition, enquête, film, émission – ayant eu lieu dans l’année passée, ce prix vise à démontrer la richesse et la diversité du milieu de l’histoire de l’art et de ses approches, afin de faire valoir la pertinence de l’art comme objet chargé des grands enjeux de notre temps.



 
 
 
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