en 
 
 
cinema
Musique concerts festival   > actu < sorties

 
 

- expos : La collection photo d'Elton John • Madeleine de Sinéty au Jeu de Paume (jusqu'au 27 septembre)

le  12/06/2026  



2 expos : FRAGILE BEAUTÉ - PHOTOGRAPHIES DE LA COLLECTION DE SIR ELTON JOHN ET DAVID FURNISH / UNE VIE - MADELEINE DE SINÉTY (12 JUIN — 27 SEPTEMBRE 2026)

À partir du 12 juin au Jeu de Paume, le contraste sera fort entre la rétrospective consacrée à Madeleine de Sinéty, figure peu connue de la photographie française, décédée il y a une quinzaine d’années et dont une grande partie du travail en couleurs, réalisé entre la France et les États-Unis, sera montré pour la première fois et la collection de Sir Elton John et David Furnish : une proposition venant du Victoria and Albert Museum où une première version de l’exposition a été montrée en 2024, et qui mettra en lumière l’activité inlassable et la passion intacte de deux collectionneurs hors du commun.

-Fragile beauté :
Sir Elton John commence à collectionner la photographie en 1991. Aujourd’hui, cette collection privée, constituée avec David Furnish, est considérée comme l’une des plus importantes au monde. Reconnue pour sa qualité exceptionnelle, ainsi que pour l’étendue et la profondeur remarquable de ses ensembles, elle couvre les XXe et XXIe siècles et rassemble plus de 7 000 tirages, dont de nombreuses œuvres d’une importance décisive dans l’histoire de la photographie.

Produite par le Victoria and Albert Museum à Londres, l’exposition réunit plus de 300 tirages réalisés des années 1950 à nos jours et met en lumière le travail de plus de 90 photographes internationaux.


L’étape parisienne du Jeu de Paume propose une sélection d’œuvres qui retracent l’histoire de la photographie moderne et contemporaine, comprenant notamment des images de Robert Mapplethorpe, Herb Ritts, Nan Goldin, Diane Arbus, William Klein, Ryan McGinley, Ai Weiwei, Irving Penn et Richard Avedon.
Marquant plus de trente ans de collection, Fragile beauté célèbre la passion de Sir Elton John et de David Furnish pour ce médium et reflète leur goût personnel ainsi que leur regard singulier de collectionneurs. À travers cinq sections thématiques, l’exposition explore des sujets tels que le désir, la célébrité, la mode, le reportage ou l’affirmation des identités.

-Une vie :

L’exposition est la première rétrospective consacrée à Madeleine de Sinéty (1934-2011) dont l’œuvre photographique singulière et encore peu connue, en couleurs et en noir et blanc, s’étend sur quatre décennies entre la France et les Etats-Unis.

Après des études à l’École des arts décoratifs de Paris, elle commence à photographier en autodidacte, en couleurs comme en noir et blanc.

Timidement d’abord, en 1970, avec des images de son quartier, celui de la gare Montparnasse en pleine mutation, quelques images de rue, déjà quelques visages à la sauvette. Puis dans les rues de New York, où elle voyage avec son mari, Daniel Behrman, journaliste américain rencontré à Paris. Ensemble, ils nourrissent une passion d’enfance pour les trains à vapeur, qu’elle photographie inlassablement. C’est là qu’elle trouve une autre distance avec ses sujets : elle se lie d’amitié avec des cheminots, réalise leur portrait, partage leur temps de repos et découvre les réalités du monde ouvrier.

Cette proximité, véritable signature de son œuvre, va encore s’accentuer lorsqu’elle décide, sur un coup de tête, d’abandonner sa vie parisienne pour s’installer durant dix ans dans le petit village de Poilley, en Bretagne. Elle photographie de l’intérieur cette vingtaine de familles, ces fermes, et celles et ceux qui sont devenus les siens. Le document est unique : plus de 50 000 images retracent la vie de ce village.

Elle emportera avec elle cette immense archive constituée à Poilley, lorsqu’elle suivra son mari américain pour recommencer une vie aux Etats-Unis notamment dans la petite ville de Rangeley dans le Maine, photographiant encore une fois une communauté.

Suivant les grandes étapes de sa vie, l’exposition met en lumière plusieurs séries de photographies, en grande partie totalement inédites. Le dénominateur commun en est un désir de documenter, des modes de vie, des pratiques, des métiers, ou des lieux appelés à disparaitre ou en voie de disparition.

*Jeu de Paume • 1, place de la Concorde, Jardin des Tuileries, Paris 1er



 
 
 
                                                      cinema - theatre - musique