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- concert : Mon cœur est à la rue par François Morel, Antoine Sahler & leurs invités (*) à la salle Gaveau
le 12/04/2026
(*) Avec Judith Chemla, Juliette, Lucrèce Sassella, Muriel Gastebois, Amos Māh et Thibaud Defever
Sous les pavés, des chansons… François Morel et Antoine Sahler réveillent un répertoire de chansons de rue, reprises ou créations originales, dans un concert à la fois drôle, cruel, pittoresque — et participatif! Entourés de voix singulières - Judith Chemla, Juliette et Lucrèce Sassella -, et accompagnés de leurs musicens habituels - Thibaud Defever, Muriel Gastebois et Amos Māh -,ils font résonner des airs qui trouvent encore un fort écho aujourd’hui.
Après le succès de ce spectacle au Musée d’Orsay, l'équipe reprend pour une date unique à la Salle Gaveau le 12 avril 2026 à 18h00.
-ALBUM : "Mon cœur est à la rue" – Un soir à Orsay (Sortie le 27 mars 2026) D’abord, se souvenir qu’Orsay fut une gare, et qu’une gare bruisse de populo, de destinées modestes et de soucis quotidiens avant d’exhiber des trésors dans leurs cadres dorés. Ensuite, aimer que l’art sorte parfois sur les murs de la ville – L’Art est dans la rue, voici le juste titre de la vaste exposition consacrée en 2025 au génie des affichistes de la seconde moitié du XIXe siècle au musée d’Orsay.
La rue… Car elles ne sont pas faites pour les galeries, les hôtels particuliers et les intérieurs bourgeois, ces affiches vues par la grisette et le trottin, l’ouvrier et l’employé aux écritures, le mendigot et la fille perdue. Le proxénète s’y cale le dos en veillant sur son gagne-pain depuis le trottoir d’en face, l’ivrogne y déverse distraitement son trop-plein, le gamin y fait le brouillon de ses désirs en contemplant une forme féminine...
Chéret, Steinlen, Bonnard, Toulouse-Lautrec, Mucha, Grasset créent pour la rue, là où ne circulent pas le bel canto et les mélodies de salon, car la rue aime les paroles musquées d’Aristide Bruant, les émouvantes romances de Théodore Botrel, le tragique de proximité et le rêve concret.
Mais il manquait encore des chansons. François Morel et Antoine Sahler les écrivent pour ajouter à notre affection de ce peuple de Paris, toujours bravache dans la mouise, insolent dans ses plaisirs, solidaire face à l’injustice. Des chansons neuves à la mémoire de ceux qui sont restés dans l’angle mort du regard de la gloire et des musées – les bagnardes du sexe, la détresse obstinée des clochards, la révolte cachée sous les danses extravagantes, la gloire oubliée du Pétomane…
Pour dire les passions, les destins, les désirs de cette Belle Époque, il fallait une troupe, c’est-à-dire des voix et des musiciens chaleureux, partageurs, amis. Avec et autour de François Morel, voix et plume plongeant en poète et en acteur dans les vies d’alors comme s’il chroniquait notre présent ; l’érudite espièglerie d’Antoine Sahler, auteur, compositeur, arrangeur, accordéoniste, bugliste, pianiste ; l’orfèvrerie de majuscules de Juliette ; l’encyclopédie des diableries associées de Judith Chemla et Lucrèce Sassella ; guitares et voix de Thibaud Defever ; violoncelle, guitare et voix d’Amos Mâh ; batterie, vibraphone et voix de Muriel Gastebois… Et, à la fin, leur fraternité à tous et chacun contredit le dernier couplet de la nouvelle chanson Mon cœur est à la rue, ce couplet qui dit « Mon cœur est à la rue / Ma vie sur le trottoir / Depuis que notre histoire / Un jour a disparu ». Non, cette histoire ne disparait plus…
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