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- expo : Le Musée Henri-Martin (Cahors) présente l'exposition Nino Ferrer, peintre (jusqu'au 31 décembre)
le 06/05/2026
au
Musée Henri-Martin, 792 Rue Emile-Zola 46000 Cahors
Mise en scène de Pierre Ferrari, fils de Nino Ferrer avec des peintures écrit par ou plutôt peint par Nino Ferrer
Le musée Henri-Martin de Cahors, musée de France, présente du 6 mai au 31 décembre 2026 une exposition inédite consacrée à l’œuvre graphique de Nino Ferrer (1934–1998). Intitulée Nino Ferrer, peintre, cette exposition propose une redécouverte ambitieuse et rigoureuse d’un artiste multiple, célèbre musicien mais encore trop peu reconnu pour son travail de peintre et de dessinateur.
Implanté au cœur de Cahors, le musée Henri-Martin a rouvert ses portes en 2022 après six années de rénovation et d’extension. Pensé comme un musée du XXIe siècle, il conjugue exigence scientifique, innovation muséographique et ouverture à tous les publics. Depuis sa réouverture, il contribue activement au rayonnement culturel du Lot et de l’Occitanie.
Défini par son équipe comme un « laboratoire des émotions », le musée Henri-Martin se singularise par une approche sensible de l’art, invitant chaque visiteur à construire sa propre expérience esthétique et émotionnelle. C’est dans cette logique que s’inscrit l’exposition Nino Ferrer, peintre, qui propose d’aborder l’œuvre plastique de l’artiste pour elle-même, au-delà de son image médiatique.
-Un artiste libre, profondément attaché au Lot : Né en 1934 à Gênes, Nino Ferrer grandit entre plusieurs cultures avant de s’imposer, à partir des années 1960, comme une figure majeure de la chanson française. Très tôt cependant, il revendique une identité artistique plurielle et un besoin constant de liberté créative, refusant d’être cantonné à un seul registre. À partir des années 1970, Nino Ferrer choisit de s’installer dans le Lot, à La Taillade, où il vit et crée pendant de nombreuses années. Profondément attaché à ce territoire qu’il affectionne pour sa nature, son isolement et sa force poétique, il y installe son studio d’enregistrement et se consacre de manière de plus en plus intense à la peinture et au dessin. Les paysages du Quercy, omniprésents dans son quotidien, nourrissent durablement son imaginaire et irriguent son œuvre plastique.
-Un artiste multiple à (re)découvrir : L’exposition réunit un corpus significatif d’œuvres peintes et graphiques, révélant un créateur libre et sensible, dont la peinture traduit les mêmes qualités de sincérité, d’indépendance et d’exigence que son œuvre musicale.
Le parcours s’articule autour de trois grands ensembles : • des œuvres surréalistes, où s’exprime la tension entre spontanéité et imaginaire poétique ; • un ensemble inspiré des voyages et des souvenirs, explorant une géographie à la fois réelle et intérieure ; • un cycle biographique mêlant autoportraits, œuvres et objets personnels, en dialogue avec l’histoire intime de l’artiste.
Cette scénographie invite le public à dépasser l’image médiatique du chanteur pour rencontrer un peintre singulier et profondément authentique.
-Un apport scientifique inédit : Sur le plan scientifique, l’exposition constitue une première dans un musée de France. Conçue en partenariat étroit avec les fils de l’artiste, dépositaires de ses archives, elle s’appuie sur des sources directes et une iconographie largement inédite. Elle associe également des spécialistes du surréalisme, notamment le directeur du Centre international du surréalisme et de la citoyenneté mondiale, afin de situer l’œuvre picturale de Nino Ferrer dans le champ de l’histoire de l’art contemporain. Cette collaboration transversale donnera lieu à une analyse critique et contextualisée, prolongée par un catalogue conçu à la fois comme support de visite et comme référence scientifique.
-Une scénographie exigeante et évolutive : Le projet scénographique affirme clairement son ambition : valoriser pleinement l’œuvre picturale et graphique de Nino Ferrer, sans capitaliser sur sa notoriété musicale. Le parcours, clair et dynamique, met en lumière les spécificités plastiques des œuvres. La dimension biographique est abordée de manière vivante à travers une vitrine scénographiée par Pierre Ferrari, réunissant plusieurs centaines d’objets — vêtements, costumes de scène, photographies, objets du quotidien, talismans et souvenirs personnels — pour raconter la vie de l’artiste au plus près de son intimité créative. Enfin, une attention particulière est portée à la sensibilité des œuvres sur papier : gravures et dessins feront l’objet de trois raccrochages successifs, permettant à la fois leur préservation et un renouvellement de l’expérience de visite.
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