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EPIC – Elvis Presley In Concert)
Sortie
le 25/02/2026
De Baz Luhrmann avec évidemment Elvis Presley mais pas que...
Suite du film de fiction biographique réalisé par Baz Luhrmann en 2022, ce documentaire est un plongeon dans les coulisses de plusieurs concerts mémorables donnés par le légendaire Elvis Presley, à travers des images d'archives rares et même inédites.
Après la « fiction » (bien que fondée sur des faits on ne peut plus réels !), c’est au tour de la version « vraie » d’Elvis Presley de faire son apparition, celle de documents audio (enregistrés en format 16 pistes) et filmés (dont certains en super 8, 8 mm, 16 mm et 35 mm), pour la plupart encore jamais vus ni entendus (disparus ?), notamment des images d’archives de la star en concerts à Las Vegas (tournées dans les années 70 lorsqu’il était en résidence à L’International Hôtel) et en coulisses, en studio d’enregistrement et en répétition avec son groupe de musiciens et choristes. Si sa voix ensorcelante, ses tenues très colorées et son légendaire déhanché sont bel et bien (forcément !) de mise ici, on découvre une autre facette du personnage, espiègle, cabotin, plein d’humour, s’amusant autant à chanter qu’à se raconter sur scène et à sortir quelques vannes entre 2 chansons voire même parfois dessus entre 2 couplets (« Il faut que je m’éclate », disait-il). Loin de n’être qu’un concert filmé avec une suite de ballades soient « rock » soient douces (que des tubes devenus des classiques dont certains déjà inclus et vus dans les documentaires musicaux légendaires, Elvis : that’s the way it is ! de Denis Sanders, datant de 1970, et Elvis on tour de Robert Abel et Pierre Adidge, réalisé en 1972 lors de sa tournée nord-américaine), enfilées les unes après les autres du genre film/reportage sur ses prestations uniquement scéniques, ce film permet d’englober l’ensemble de sa carrière à travers plusieurs séquences marquantes, depuis ses premiers enregistrements (filmés en noir et blanc dans les années 50 avec notamment un extrait de son concert hawaïen de 1957) jusqu’à sa famille (avec sa femme Priscilla et sa fille Lisa-Marie), entrecoupé de multiples périodes comme son service militaire en Allemagne (la seule et unique fois où il a quitté l’Amérique du Nord !), Hollywood (et sa kyrielle de navets !), et la présence du Colonel (Tom) Parker (son impresario exclusif – et lucratif - d’Elvis, son manager, son coach, son producteur et néanmoins son ami). C’est aussi l’occasion de l’entendre raconter sa vie et sa musique en voix off, chanter du Beatles (« Yesterday ») ou du Simon & Garfunkel (« Bridge over troubled water »), changer de rythme pour une même chanson interprétée à 2 époques différentes, embrasser dans la foule ses fans amourachées sur la bouche, côtoyer le chanteur et danseur Sammy Davis Junior ainsi que l’acteur vieillissant Gary Grant. Bref, un tour d’horizon du King qui nous permet d’être en immersion totale avec lui pendant 1h35 (seulement ?) et de garder un souvenir impérissable, à la fois émouvant et fascinant, de ce chanteur idolâtré devenu une icône planétaire. Merci à Baz Luhrmann d’avoir pu dégoter ses négatifs qu’on croyait perdus à jamais, et de les avoir superbement restaurés en 4K pendant 2 ans en les restituant avec une qualité sonore inégalée !
C.LB
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