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- salon : Saison Médtiterranée 2026 : expo Louisa Babari – AFRICA – au mac Marseille (jusqu'au 31 octobre 2026)

le  15/05/2026   au sein de plusieurs villes (de Marseille à Lille en passant par Paris) et dans plusieurs pays

Mise en scène de Julie Kretzschmar, commissaire générale avec plus de 200 évènements écrit par ou plutôt animé par des artistes, intellectuels, chercheurs et acteurs des sociétés civiles


Après une ouverture populaire et festive à Marseille du 15 au 24 mai 2026, la Saison se déploiera dans toute la France jusqu’au 31 octobre 2026, ainsi qu’à l’international à travers des temps forts dans plusieurs pays de la région méditerranéenne.

La Saison Méditerranée 2026 met en lumière la créativité, la vitalité et la diversité des cultures issues des rives de la Méditerranée. Conçue comme un espace de dialogue et de coopération, elle associe artistes, intellectuels, chercheurs et acteurs des sociétés civiles du pourtour méditerranéen.

De Marseille à Lille, de Montpellier à Paris, plus de 200 événements rassembleront les acteurs de toutes les disciplines : arts visuels, spectacle vivant, musique, cinéma, littérature, débats d’idées et rencontres professionnelles.

- Une Saison pour penser et créer ensemble :
La Saison Méditerranée vise à renforcer les échanges culturels, humains et économiques entre les deux rives, dans la continuité du Sommet des deux rives (2019) et du Forum des Mondes Méditerranéens (2022).
Conçue avec les organisations culturelles et les partenaires associatifs, elle s’appuie sur les jeunesses et les diasporas, vectrices de création, d’échange et d’innovation.
Une attention particulière sera portée aux coopérations avec les partenaires de la société civile du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, de l’Égypte et du Liban.
La Saison Méditerranée 2026 ambitionne de faire entendre la pluralité des voix qui façonnent la Méditerranée contemporaine — artistes, chercheurs, innovateurs, citoyens— et d’inventer ensemble des futurs face aux défis du XXIe siècle : climatiques, sociaux, économiques et culturels.

- Une programmation foisonnante et interdisciplinaire :
Après une ouverture populaire et festive à Marseille du 15 au 24 mai 2026, la Saison se déploiera dans toute la France jusqu’au 31 octobre 2026, ainsi qu’à l’international à travers des temps forts dans plusieurs pays de la région méditerranéenne.
De Marseille à Lille, de Montpellier à Paris, plus de 200 événements rassembleront les acteurs de toutes les disciplines : arts visuels, spectacle vivant, musique, cinéma, littérature, débats d’idées et rencontres professionnelles.
La séquence d’ouverture transformera Marseille en un espace de célébration partagée: performances, concerts, projections et rencontres dans toute la ville — du Pharo au Mucem, de la Joliette au Grand Port, en passant par La Friche la Belle de Mai.
En plus de cette programmation en France, des manifestations en clôture de la Saison auront lieu au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Égypte et au Liban principalement. Ces événements seront organisés par le réseau diplomatique et culturel avec des partenaires locaux et en coordination avec la commissaire générale de la Saison.

-Cinq grandes thématiques pour interroger notre monde commun :
La commissaire générale de la Saison propose un parcours artistique et intellectuel autour de cinq thématiques : les utopies spéculatives, les identités plurielles, les spiritualités contemporaines, l’histoire collective des migrations, la construction des récits.
Pensées en dialogue avec des personnalités méditerranéennes, elles constituent autant de portes d’entrée vers les enjeux contemporains qui traversent nos sociétés, entre création, mémoire et engagement.

-Julie Kretzschmar, commissaire générale :
Directrice artistique, commissaire et metteuse en scène, Julie Kretzschmar œuvre depuis plus de vingt ans à l’accompagnement de la création contemporaine, en particulier celle issue des rives sud de la Méditerranée et de ses diasporas, au sein de la structure Bancs Publics à Marseille, et du festival Les Rencontres à l’échelle, dédié aux artistes des Suds.
Son parcours témoigne d’un engagement constant en faveur du dialogue interculturel et de la représentation de la diversité.

-Présentation :
«Cette Saison Méditerranée est inédite par son ampleur et sa géographie. Elle permettra à la France d’accueillir les idées et les cultures de toute la Méditerranée en dépit des crises régionales. La Méditerranée est un espace de circulation, de création et d’innovation.
Grâce aux diasporas et à la jeunesse qui ont un rôle majeur dans la construction d’une identité méditerranéenne plurielle et ouverte sur l’autre, cette Saison contribuera à renforcer les ponts entre les pays.» - Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

«La Saison Méditerranée 2026 mettra en lumière la grande richesse des coopérations entre artistes et professionnels de la culture d’une rive à l’autre. Les projets qui seront mis en œuvre à cette occasion témoigneront de la chance que représente ce lien méditerranéen pour la culture française. Je souhaite que cette Saison permette de les renforcer encore davantage.» - Rachida Dati, ministre de la Culture

*Cinq grandes thématiques
structurant la Saison
1. Les utopies spéculatives :
La mer Méditerranée est une zone de vulnérabilité au cœur des urgences climatiques, propice à l’invention de pratiques qui relient justice sociale et environnementale pour un monde durable.

2. Les identités plurielles :
La réinvention d’identités plurielles, notamment incarnées par les jeunes générations, produit des représentations alternatives et inclusives qui conjuguent identités particulières et imaginaires transculturels.

3. Les spiritualités contemporaines :
Comment l’empreinte des spiritualités contemporaines pénètre les univers séculiers et les quotidiens dans les cultures des rives de la Méditerranée, comment celles-ci habitent et mettent en partage les cultures populaires (réinvention et transformation des rituels ; transmissions et héritages)?

4. L’histoire collective des migrations :
Les mémoires des migrations, les histoires diasporiques constituent un socle pour penser le commun et le présent, et composer depuis les parcours et les patrimoines, une histoire commune vivante et contemporaine.

5. La construction des récits :
Les sociétés civiles sont mobilisées sur les enjeux globaux et initiatrices de nouveaux dialogues entre les individus, les systèmes étatiques et les régimes de pouvoir.

-Diaspora Wonderland : identités diasporiques et récits d'exil
Une exposition collective de Pilar Albarracin, Sophia Kacimi et Nassim Azarzar.
Installations, films, performances et photographie : Un temps fort de la Saison méditerranée 2026.

"Diaspora Wonderland" souhaite mettre en lumière la richesse culturelle des diasporas afro-méditerranéennes et explorer la façon dont ces récits ont traversé les corps, les générations et les géographies.
À travers la mode, le design, les arts visuels, la danse et la narration, "Diaspora Wonderland" invite ainsi au voyage aux côtés d’artistes gravitant autour de ces constellations culturelles.
C’est une traversée sensible, où l’intime et les souvenirs se transforment en matière vivante pour pénétrer ensemble ces mondes merveilleux.

-Expo gratuite de Louisa Babari – AFRICA – au mac Marseille (du 15 mai 2026 au 03 janvier 2027) :
Exposition labellisée Saison Méditerranée – Institut français
Exposition labellisée au programme Grand Arles Express des Rencontres d’Arles 2026
Du 15 mai 2026 au 3 janvier 2027, le [mac] musée d’art contemporain consacre une exposition à l’artiste française, algérienne et russe Louisa Babari. Intitulée AFRICA, cette proposition immersive explore les strates antiques et mythologiques de l’Afrique du Nord à travers un corpus d’œuvres photographiques, plastiques et sonores, où se croisent histoire, fiction et mémoire. Elle est accompagnée de la création sonore, Voix Publiques, produite avec le concours du centre d’art Rhizome, Algérie.

*Le [mac] invite Louisa Babari dans l’espace expérimental de la [mac]room :
En 2024, le [mac] musée d’art contemporain a fait l’acquisition de Journal d’un étudiant algérien à Moscou, œuvre emblématique de Louisa Babari composée d’archives familiales retraçant le parcours de son père en URSS entre 1962 et 1972. À travers cette micro-histoire intime, l’artiste propose un contrepoint à l’iconographie coloniale et postcoloniale, dessinant une Algérie « hors sol » et ouvrant un dialogue critique avec les grands récits historiques.
Souhaitant approfondir cette démarche, le [mac] confie à Louisa Babari l’espace expérimental de la [mac]room.
L’exposition AFRICA, conçue en partenariat avec le Centre d’art contemporain Passages de Troyes, s’inscrit dans une recherche au long cours mêlant archéologie des images, mythologie amazighe et création contemporaine.
L’exposition s’accompagne d’une pièce sonore conçue spécialement par l’artiste, en collaboration avec les étudiants de la classe de musique électroacoustique du Conservatoire Pierre Barbizet, sous la direction de Jean-Luc Gergonne.

*AFRICA : entre mythologie amazighe et création contemporaine :
Le titre de l’exposition fait référence à la déesse berbère Africa – Ifri ou Ifru –, figure mythologique associée au feu, à la guerre, à la fertilité et au commerce. À travers cette référence, Louisa Babari interroge la genèse du nom « Africa » et son extension progressive à l’ensemble du continent, depuis l’Afrique du Nord antique jusqu’à ses réappropriations contemporaines. L’exposition déploie un ensemble d’œuvres photographiques, collages, photomontages et créations sonores consacrés aux civilisations berbère et numide, dans l’espace algérien.
Les recherches menées par l’artiste sur son patronyme – issu de la tribu Babari, originaire des Aurès – nourrissent un imaginaire peuplé de figures guerrières, de cavaliers et cavalières, de lions de Barbarie et de chevaux Barbes, formant un bestiaire antique réactivé par des dispositifs immersifs. Croisant histoire, intuitions personnelles et production artistique, AFRICA propose une réflexion esthétique et quasi « scientifique » sur une Algérie antique, précoloniale et mythologique, encore largement absente des représentations dominantes.

*Une édition pour prolonger l’exposition :
L’édition BBR-AFRICA* se présente comme le lien entre les deux expositions de l’artiste au [mac] et au centre d’art contemporain Passages de Troyes**.
Conçue comme un imagier, elle rend vivante et palpable l’exploration des états multiples de l’image photographique archives familiales, photographie documentaire et scientifique, photo-collage. Les textes de Stéphanie Airaud, Louisa Babari, Maëla Bescond et Florian Gaité, traduits en français, anglais et arabe algérien, dialoguent avec ce corpus inédit.

-Voix Publiques (De septembre 2026 à janvier 2027) - Préfiguration au [mac] à partir du 15 mai 2026 :
Voix Publiques est une œuvre sonore et un programme de diffusion poétique conçue par Louisa Babari. Elle se présente comme une installation sonore destinée à l’espace public, constituée d’enregistrements de textes poétiques issus des pays africains de la Méditerranée et plus particulièrement centré ici sur la production poétique algérienne. Conçue pour être déployée en extérieur - rue, place, espaces verts
- Voix Publiques renoue avec une tradition de diffusion poétique populaire, au cœur de la ville, des quartiers, afin de faire écouter et entendre au public, la littérature poétique dans ses formes diverses et différentes langues. Un projet porté en partenariat avec le centre d’art Rhizome, Alger (Algérie).

*À propos de l’artiste :
Louisa Babari est née en 1969 à Moscou. Elle grandit à Alger et à Moscou. Diplômée de l’Institut d’Études politiques de Paris et de l’Institut national des langues et civilisations orientales de Paris en études contemporaines et cinéma, sa production artistique est constituée d’œuvres vidéo, d’installations photographiques et sonores, d’œuvres graphiques et de sculptures. Elles activent des formes et des discours liés aux changements esthétiques et sociaux dans les anciens pays socialistes, évoquant les résistances et les luttes d’indépendance. Depuis 2015, elle développe un travail de recherche sur les transformations liées à l’architecture et à l’histoire du bâti en Algérie, ainsi que dans les grandes villes et les sites patrimoniaux africains.
Elle poursuit cette recherche au Vietnam et photographie la métamorphose des villages côtiers. En 2018, elle crée Voix Publiques, une installation sonore et un programme de poésie panafricaine qui, destiné à l’espace public, soutient la production littéraire africaine. En 2023, Louisa Babari a reçu le prix Aware, Archives of Women Artists.



 
 
 
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